Non catégorisé

Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 13:36

Voici enfin récompensée l'oeuvre de Neuilly en faveur du logement social. Le 4 mars, à une écrasante majorité,  la commission nationale de la loi SRU (Solidarité et  renouvellement urbain) a ramené l'objectif de 745 HLM fixé à la ville à seulement 600.
Composée d'élus,de fonctionnaires et de représentants associatifs, cette commission voit défiler les maires qui n'ont pas respecté leurs obligations et qui, chiffres en main, tentent de prouver leur bonne foi. Il est vrai que Neuilly, dont Sarko fut le maire, est un modèle en la matière, avec ses 3,8% de logements sociaux quand la loi en exige 20%.
Les arguments du maire, Jean-Christophe Fromantin, étaient solides : "En sept ans, le nombre de logements sociaux s'est accru de 144%", affirme-t-il. Explication de cette hausse vertigineuse : en 2001, première année de la loi SRU, la ville disposait d'un taux de logements sociaux de 1,34%. Et puis, à Neuilly, le maire l'a dit, les terrains sont rares et chers. Surtout, il a promis de mieux faire... bientôt.
Fromantin s'est montré si convaincant que tous les fonctionnaires et tous les élus de droite, à commencer par le président, le sénateur UMP des Yvelines Dominique Braye, ont voté la réduction de l'objectif, qui entraîne automatiquement une diminution de l'amende.
Seuls à s'y opposer, Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL), et les deux socialistes le sénateur Thierry Repentin et le député Jean-Yves Le Bouillonnec. "Je suis furieux, amer, dégoûté, stupéfait ! enrage ce dernier. La commission a montré ses limites. Si Neuilly est excusable, avec tant de moyens financiers et fonciers, alors qui ne l'est pas ?" . D'autant que la commission sait se montrer sévère, rejetant sans pitié certaines demandes, dont celles d'autres villes de banlieu, Saint-Maur ou Saint-Mandé. En revanche, la clémence a prévalu pour Vincennes et ses 6,64 % de logements sociaux.
"De toute façon, ajoute Jean-Baptiste Eyraud, avec des prunes de 123 000 euros pour Neuilly et 132 000 pour Vincennes, les maires préfèrent encore payer que construire. C'est nul et catastrophique !".
Désormais, le sort de l'ancien royaume de Sarko est entre les mains de Christine Boutin, la ministre du Logement, à qui la loi donne deux mois pour trancher : "La ministre appréciera en dernier recours", dit-on dans son entourage. Juste avant le remaniement, cruel dilemne...
                                                                                                                                                D. S. Le Canard enchaîné 25 03 2009.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 08:10

A l'occasion de cette nouvelle année 2009, nous vous présentons nos meilleurs voeux de bonne santé, de bonheur et de réussite dans tous vos projets, réussite familiale et professionnelle. Nos souhait s'adressent à chacun de vous avec une pensée particulière pour celles et ceux qui sont les plus démunis ou qui souffrent de solitude ou d'isolement.

Malheureusement, les mesures prises par le gouvernement Sarkozy n'augurent rien de bon pour les français. Toute sa politique inspirée du libéralisme financier ne cesse d'apporter son lot de malheurs : récession, chômage, baisse du pouvoir d'achat, perte de confiance, peur des autres, individualisme... Des postes sont supprimés en masse dans l'éducation nationale. L'hôpital public est étranglé financièrement au profit des cliniques privées. Les franchises médicales et le forfait hospitalier limitent l'accès aux soins de beaucoup de français.

Nicolas Sarkoy veut privatiser la Poste. C'est pourtant la banque des plus modestes, le seul service public restant pour beaucoup de nos concitoyens. Que dire de l'annonce de l'extension des CDD alors que le chômage explose ? C'est l'indemnisation du chômage qu'il aurait fallu étendre ! Que dire du scandale que constitue le passage en pleine nuit d'un amendement rendant possible l'âge de la retraite à 70 ans, alors que les seniors sont mis à la porte des entreprises ? Qui va être obligé de travailler jusqu'à 70 ans ? Les plus modestes, pour atteindre une retraite décente. Arrêtons avec ces fausses libertés ! Enfin, sur l'extension du travail le dimanche à  qui fera - t -on croie que les français pourront dépenser le dimanche l'argent qu'ils n'ont pas pour vivre en semaine ? Comment faire croire que c'est la volonté des salariés de travailler le dimanche, alors que la précarité et la détérioration de la vie personnelle qu'il entraîne sont évidentes ?

A Douai, on nous annonce en grande pompe un plan de relance, alors qu'il s'agit tout simplement d'un recyclage de crédits maintes fois annoncés et de veilles recettes comme la prime à la casse. Rien pour le pouvoir d'achat, si ce n'est 200 euros de primes sans lendemain aux bénéficiaires du RSA. Rien sur l'augmentation des minima sociaux, des salaires et des retraites !

Oui, ce plan n'a rien d'un plan de relance à la hauteur de la crise. Pourquoi n'a - t - on pas pu trouver 25 milliards d'euros pour lutter contre la récession et le chômage, alors que dans le même temps Nicolas Sarkozy donnait 40 milliards d'euros aux banques sans aucune contrepartie !

Nicolas Sarkozy maintient le cap qui nous mène dans le mur. Plus encore, il persiste et signe. Il ne propose pas une vision et un projet à notre société. Il impose la loi du plus fort, le règne de l'argent et l'individualisme. Sa politique est vide ; vide de valeurs, vide de solidarités, vide de sens. Faute de sens collectif, il donne de fausses réponses.

Le parti socialiste, qui vient de désigner Martine Aubry 1ère Secrétaire Nationale - la première femme à la tête du PS - a une toute autre vision de la société et un projet qui place l'être humain au coeur de cette société. On veut nous faire croire que la consommation pourrait remplir une vie d'homme. C'est faux. Que l'avoir pourrait remplacer l'être. C'est absurde !

Ce que nous vous voulons, nous socialistes, c'est vivre bien, c'est vivre tous ensemble, tous les âges, toutes les générations, toutes origines, toutes couleurs de peau, toutes conditions sociales confondus. Nous devons travailler ensemble pour défendre les valeurs de solidarité, d'égalité et de fraternité. C'est l'objectif majeur du socialisme.


Par Section Jean JAURES de Dechy
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 03:21
 

"Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer les festivités du 14 juillet.

 

Rendez-vous de la Liberté, nous y sommes présents chaque année, que ce soit dans nos villes ou nos villages ou sur les lieux de nos vacances, le 14 Juillet reste pour tous les Français le symbole de la fête, la grande fête de la Liberté. C’était il y a déjà 219 ans, le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, symbole fort de la suppression des prisons féodales, de la fin de l’absolutisme royal.

 

En effet, il y a plus de deux siècles, la France vit sous le régime de la monarchie. Elle est gouvernée par un monarque absolu de droit divin. L’autorité  du roi n’a ni limite ni contrôle. Une société aristocratique gravite autour du roi, vivant à la cour ou dans les hôtels de luxe et dispose de privilèges exorbitants.

 

Mais derrière la façade de Versailles se cache une crise financière, économique et sociale. Ce qui fait l’unanimité, ce sont les récriminations contre les impôts que tout le monde trouve trop nombreux et trop injustes ; impôts indirects : la gabelle, impôts sur le sel, les aides, impôt sur le vin, qui élèvent considérablement le prix de ces denrées de consommation courante. La baisse des salaires est rude, la misère envahit le pays. La crise industrielle s’accompagne d’une crise agricole dans les campagnes où domine un prolétariat de valets, de journaliers, de vignerons. Toute contestation passe devant les parlements dont la jurisprudence est favorable aux seigneurs.

Face aux privilèges, se crée un front commun ville campagne. Le 12 Juillet 1789, l’insurrection éclate. Le 14 Juillet au matin, les Parisiens, avec le concours de certains régiments, se dirigent vers la Bastille, cette formidable forteresse où on emprisonne, sur simple décision du roi et sans jugement, les gens dont on veut se débarrasser, les Français qui s’opposent au régime. La Bastille ; le symbole du pouvoir absolu des rois de France, le symbole de l’Ancien régime, tout ce que le mouvement populaire veut abattre.

 

Bientôt, la province imite Paris. Les paysans se soulèvent et attaquent les châteaux et détruisent les registres seigneuriaux . Une véritable révolution sociale voit le jour et aboutit à la constitution de la Déclaration des Droits de l’homme qui proclame que les Français sont égaux devant la loi. Plus question des privilèges de la noblesse et du clergé.

 

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit », les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. La déclaration énumère les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.  Elle dégage un certain nombre de principes : « Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable » ou encore « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble l’ordre public ».

 

La Déclaration des droits de l’homme, même si elle ne fait pas mention de l’esclavage, du suffrage universel, du droit au travail, de la liberté de commercer, de l’égalité des sexes, marque surtout les conquêtes obtenues contre le roi et les ordres privilégiés et connaît un très grand retentissement.

 

La Révolution fait de la France la terre des droits de l’homme. Le 14 juillet 1789, le peuple de France s’est donc révolté contre les privilèges et l’injustice.

 

De nos jours, le combat continue. Le peuple doit de nouveau se rebeller contre les lois injustes qui remettent en cause les acquis sociaux ; attaques contre le code du travail, contre la sécurité sociale, contre les retraites. Le peuple doit de nouveau se mobiliser contre ce gouvernement de classe qui mène une politique ultra-libérale, une politique économique et fiscale au profit des plus fortunés, en faisant tout pour diviser les autres et pouvoir ainsi régner sans partage.

 

Même si la démocratie impose de respecter les résultats du suffrage universel, nous devons œuvrer pour empêcher que l’injustice se développe en France et rappeler sans cesse les fondements de la République issus de la Révolution : liberté, égalité, fraternité. Ces trois vertus républicaines, adoptées comme l’un des principes de la République dans la Constitution de 1848, puis réaffirmées sous la IIIème République et intégrées dans les constitutions de 1946 et 1958, ces trois vertus républicaines ont aidé les Français, aux heures les plus noires de leur histoire, à se battre pour leur liberté, mais aussi pour leurs avancées démocratiques comme pour leurs avancées sociales : l’abolition de l’esclavage, le droit de vote des femmes, les congés payés, sont autant de Bastilles que les Français ont conquises.

 

Tous ces symboles ont eu besoin de près de deux siècles pour mûrir et consolider notre République. Que nos consciences de citoyens n’en oublient pas le sens et que les trois mots magiques de « Liberté, Egalité, Fraternité », qui s’inscrivent au fronton de nos édifices publics, conduisent toujours notre République.  

 

C’est tout le message que doit porter le jour du 14 juillet. La fête, certes aujourd’hui, mais le rappel à tous de l’attachement du peuple français aux valeurs de la République.

 

Bonne fête du 14 juillet à tous.

 

Merci de votre attention."

(Discours prononcé par Jean Michel SZATNY à l'occasion de la fête du 14 juillet à Dechy)

 

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 14:10

Le plus délirant dans l'affaire, c'est qu'ils en parlent sérieusement. Dans les salons gouvernementaux, entre gens  sensés et responsables. Leur obsession : appliquer la promesse électorale de Sarkozy selon laquelle ces flemmards de chômeurs ne pourront plus refuser deux boulots de suite, sans quoi ils seront virés de l'ANPE et des Assedic, et des statistiques. Et donc définir ce qu'est un emploi "acceptable", une offre "valable", "raisonnable".
Et déjà des pistes merveilleuses s'ouvrent. Un emploi "acceptable", ce sera un emploi moins bien payé que le précédent. Le chômeur devra "accepter" 80% de ce qu'il touchait avant. Formidable, non ? Tout augmente, le prix du logement et des aliments et de l'essence et du gaz, le salaire de Sarkozy et les bénefs des entreprises du CAC40 et les parachutes dorés, tous nos dirigeants ne cessent d'invoquer la croissance et prétendent nous faire "gagner plus", et les seuls qui doivent accepter la décroissance de leurs revenus, ce sont les chômeurs. Des sous-hommes, au fond.
Une autre idée qu'elle est belle : un emploi est acceptable s'il se trouve à pas plus de deux heures, ou d'une heure, ou de 30 kilomètres, c'est encore flou, du domicile du chômeur. A pied, à cheval, en bagnole, qu'il y ait ou non des transports en commun, que le chômeur se débrouille, qu'il paie l'essence, ça fera marcher l'industrie automobile et les affaires et la croissance du CO2 !
Mais le plus admirable, l'idée sous-jacente qu'il s'agit de faire avaler après l'avoir rendue présentable à coups de bla-bla et d'enfumage, et de formulations selon lesquelles cet emploi devra être "compatible avec la formation" du chômeur, tu parles, c'est de l'obliger à accepter un boulot qui n'ait rien à voir avec son parcours, ses compétences, son histoire personnelle. Il faut être "flexible", non ? Mobile. S'adapter. Ne pas s'accrocher bêtement à ce qu'on sait faire, à ce qu'on aime faire, à ce qu'on a envie de faire. Voilà à quoi mène l'éloge chaque jour martelé de la liberté des affaires : au travail obligatoire. Plus le marché se veut libre, plus il a besoin d'hommes serviles.
Mais le problème des serfs, c'est qu'en général ils détestent leur servitude. Et leur patron. Et le boulot qu'on leur impose. Alors ils cherchent à se venger de leur condition. Les aides-cuistots pissent dans la soupe au potiron. Les bonnes piquent dans le tiroir de la patronne. Les manoeuvres cochonnent les finitions. Certains rêvent de révolution. Absentéisme, arrêt-maladie, rapines : les hommes au rabais font du travail au rabais. Même les sales boulots peuvent se faire salement, c'est bien connu. Et ce seront évidemment des sales boulots qu'on ordonnera aux chômeurs de trouver "acceptables". On l'avait déjà dit ici, quand Sarkozy avait lancé cette idée de petit caporal : non seulement les chômeurs sont déjà soumis à des contrôles sévères (le nombre annuel des radiations en fait foi), mais ils sont aussi déjà sanctionnés en cas de refus d'emplois correspondant à leur formation. En rajouter, c'est ajouter de l'humiliation. Humiliez, humiliez, il en restera toujours quelque chose...
Jean-Luc PORQUET
Le Canard Enchaîné.

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