Recevant le 7 mai dernier les députés de l'UMP à l'Elysée pour célèbrer le premier anniversaire de son élection, Nicolas Sarkozy s'est livré à une charge en régle contre des médias qu'il
soupçonne de lui être défavorable (l'express, Marianne, l'AFP, le JDD).
Que leur reproche-t-il ? De ne pas avoir publier un sondage qui lui était moins défavorable, de passer sous silence les déboires judiciaires de Ségoléne Royal, d'accorder trop de place à
l'analyse du bilan (calamiteux) de sa première année de présidence.
Les syndicats de journalistes expriment leur inquiétude devant cette mise en cause de leur impartialité et invitent les français de toutes les sensibilité, y compris les élus, militants et
sympathisants UMP, à renforcer les garanties législatives assurant l'indépendance des rédactions, et à condamner les dénonciations infondées contre les médias.
Les propos de Nicolas Sarkozy refléte une conception pour le moins douteuse de la liberté de la presse. L'entourage de Nicolas Sarkozy devrait lui rappeler l'article 11 de la Déclaration des
droits de l'homme et du citoyen qui précise que "la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout citoyen peut donc parler, écrire,
imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi."
"Plutôt que de se plaindre des médias et d'en faire les boucs émissaires de son impopularité, Nicolas Sarkozy ferait mieux de s'occuper des français". (Jean Louis Bianco, député socialiste). Le
problème toutefois, c'est qu'il s'en occupe à sa façon.
Par Section Jean JAURES de Dechy
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