BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS SOCIALISTES DE DECHY

Avec ce blog, nous vous proposons un espace d'échanges et de réflexions sur les idées et propositions socialistes ainsi que sur leur concrétisation dans notre ville de Dechy qui s'est engagée dans un processus de rénovation urbaine.

L'hebdo des socialistes

Dimanche 16 novembre 2008

Le congrès de Reims vient de se terminer.

En réponse à la baisse des ventes auxquelles elles sont confrontées,  de nombreuses entreprises ont décidé de réduire leur production et de fermer leur porte 8, 10, 15 jours afin de réduire leur stock. La quasi totalité des secteurs d'activité sont touchés. La région Nord - Pas de Calais et le douaisis n'échappent pas à cette situation. Et Nicolas Sarkozy continue de dérouler son programme économique indifférent au développement des situations de précarité qui en résultent.

Dans ce contexte économique difficile, les socialistes avaient rendez vous avec leur histoire. Les militants par leur vote le 6 novembre dernier avaient clairement fait le choix d'un parti davantage ancré à gauche et profondément renouvelé.

Et que croyez vous qu'il advint à Reims ? Rien. Ou plutôt le report sur les militants de la responsabilité du choix du premier secrétaire national. Mais pour quelle ligne politique ? Quelle est la réponse, le signal donné aux français qui souffent ? 3 candidats et aucune synthése !

Le spectacle de ce congrés m'a fait me souvenir d'un court poéme de Jean Tardieu, la mome néante :

Quoi qu'adit ? - A dit rin.
Quoi qu'a fait ? - A fait rin.
A quoi qu'a pense ? - A pense à rin.
Pourquoi qu'a dit rin ?
Pourquoi qu'a fait rin ?
Pourquoi qu'a pense à rin ?
A'xiste pas.

Le phénix renait toujours de ses cendres. Qu'en sera - t - il du PS ?

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : parti socialiste
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Mardi 4 novembre 2008

"Le programme s'annonçait génial. Du jamais vu. Une émission pédagogique de communication gouvernementale pour ancrer des messages dans les têtes des gens. Malheureusement, vous ne le verrez jamais. Trop dommage !

"La France entière salivait déjà, frémissait à la seule idée de s'assoupir devant un programme court, gouvernemental certes, mais avant tout pédagogique, censé lui expliquer la politique ambitieuse que nous concocte, chaque jour, notre dévoué grand leader Nicolas Sarkozy.

Thierry Saussez, le nouveau responsable du service d'information du gouvernement, à l'origine de cette riche idée, y croyait fermement, motivé par le seul souci « d'ancrer des messages » et de s'extraire de la « bouilloire médiatique ». Il avait laché l'idée, l'air de rien, au cours d'une interview sur la chaîne Public Sénat. Saussez devait être l'arme anti-couacs du gouvernement. Pour l'instant, c'est raté !

Selon Le Point, Claude Guéant a sursauté en apprenant la nouvrelle. Il y avait de quoi : rappeler Peyreffite à la rescousse pour un président qui prône la rupture. Sacrée trouvaille. Seul un créatif de première bourre, de la stature d'un Séguéla, pouvait nous sortir un tel lapin de son chapeau.

Même Lefebvre trouve l'idée nulle
Le Point précise que Franck Louvrier, le patron de la communication de l'Élysée, a été chargé de « houspiller Saussez, lequel, du coup, a entamé un rétropédalage en règle ». Matignon aurait également très peu apprécié l'initiative de Saussez et Albanel est montée au créneau pour enterrer la proposition.

Enfin, last but not least, le coup de grâce a été porté par Frédéric Lefebvre lui-même. Toujours présent quand il s'agit de torpiller le service public de l‘audiovisuel, Lefebvre, peut-être pris de court de voir qu'un concurrent potentiel venait chasser sur ses terres, a qualifié sur Canal Plus cette idée de « mauvaise » estimant qu'il y avait « suffisamment de lieux de débats à la télévision, que ce soit sur le service public ou sur les chaînes d'information, pour que le gouvernement puisse parfaitement expliquer sa politique ».

Un hommage dont France-Télévisions aurait sans doute aimé pouvoir se passer.
En attendant, nous voilà, Français que nous sommes, fort marris de ne pouvoir assister à cette expérience d'ancrage de messages gouvernementaux grandeur nature. Pour sûr que nos cerveaux lui auraient été tout disponibles. Une prochaine fois, peut-être."


Mercredi 29 Octobre 2008 - 19:14
Régis Soubrouillard
www.marianne2

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Dimanche 2 novembre 2008

Le plan pour l’emploi préconisé à la hâte par le chef de l’Etat ne répond nullement aux enjeux et à la gravité de la situation, puisqu’il revient à réinventer les emplois aidés que sa majorité avait diminués et dénigrés.Le PS considère que la première priorité repose sur la croissance. C’est la croissance qui doit être stimulée et accompagnée. Le contenu de la croissance doit être privilégié. C’est pourquoi le pouvoir d’achat, l’investissement et l’emploi doivent être les trois piliers d’une politique économique qui se décline comme suit :

1. Modulation de l’impôt sur les sociétés pour favoriser l’investissement productif.

2. Mise en place de structures régionales chargées d’impliquer concrètement les banques dans le soutien aux PME/PMI qui ont des besoins de crédits, en regroupant les représentants des collectivités territoriales, les banques, l’Etat et les représentants des entreprises par bassin d’emploi.

3. Abrogation du mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires : d’un montant de 5,5 milliards d’euros par an, ce dispositif contribue gravement à l’augmentation du chômage en rendant l’heure supplémentaire moins chère à l’entreprise que l’embauche. En période de crise, un tel mécanisme aboutit à une logique de destruction d’emplois sur fonds publics.

4. Les recettes de l’abandon de ce mécanisme doivent permettre de financer le manque à gagner des salariés placés d’autorité en chômage technique.

5. Engagement rapide d’une négociation salariale. Les exonérations de cotisations sociales seront subordonnées à la conclusion effective d’accords salariaux dans les branches ou les entreprises, et à la suppression de tous les minima de branche inférieurs au SMIC.

6. Substantiel coup de pouce au SMIC dès janvier prochain, revalorisation des allocations familiales et généralisation du chèque transport.

7. Remise en cause immédiate de la réduction prévue dans le budget 2009 du nombre de contrats aidés et recours plus large à ce type de contrats, pour retrouver les étiages d’avant 2002 (notamment les 350 000 emplois jeunes). Mise en place de garanties pour les bénéficiaires de ces contrats en termes de formation et d’insertion pérenne dans l’emploi, notamment pour les jeunes.

8. Gel immédiat de la baisse des effectifs dans la fonction publique : le projet de budget 2009 prévoit la suppression de 30 000 postes de fonctionnaires (plus gros plan social de ces dernières années), ce qui dans la période est un contresens et un important facteur d’aggravation du chômage.

9. Retour aux congés de conversion, abrogés par la majorité actuelle, pour tous les salariés frappés de licenciement dans les entreprises de moins de 1000 salariés, avec maintien de 90% du salaire pendant un an et suivi individualisé pour la reconversion et la recherche d’emploi. Renforcement des moyens et de l’accompagnement des conventions de reclassement personnalisées pour les salariés licenciés d’entreprises de plus de 1000 salariés.

10. Gel de la réforme en cours de la formation professionnelle, qui revient à détourner à des fins budgétaires les fonds normalement dédiés à la formation des salariés, et mise en œuvre d’une véritable réforme d’ampleur (transparence des sources de financement, temps de formation inversement proportionnel à la formation initiale, accent mis sur la reconversion des salariés frappés de restructuration…), en relation étroite avec les collectivités territoriales. Abandon du sabordage en cours de l’AFPA.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Mercredi 29 octobre 2008

Le site du parti socialiste a reservé un espace dédié au congrès de Reims : le blog du congrès (présentation des motions, contributions, discussion - chat - avec les représentants des différentes motions..).

Pour faire vivre le débat entre les motions et lui donner davantage de corps, la rédaction du site à lancé la rubrique "le mot du jour". Chaque jour, un représentant de chaque motion réagit en 40 secondes à un mot ou une expression qui lui est proposée.

A l'heure d'aujourd'hui, chaque motion s'est exprimée sur les mots suivants :

Autorité - Crise - Culture - Diversité - Education - Europe - Liberté - Libre échange - Militant - Parti socialiste -Planéte - République - Retraite - Service publics.

Dans le débat qui anime actuellement le parti, ces expressions sont une bonne illustration des visions ou des réponses de chaque motion à des enjeux de société et à des questions touchant notre organisation et fonctionnement.

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : parti socialiste
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Mercredi 15 octobre 2008

Il était une fois l'Islande. En 8 jours 10 ans de croissance se sont effondrés. Comment la "sucess story bancaire" s'est transformée en cauchemar ?

"Abasourdis, assommés, choqués, les Islandais font face avec stoïcisme. Toutefois, la colère gronde et samedi, la population s'est rassemblée devant le Parlement pour réclamer la tête des coupables. Au premier rang desquels, le gouverneur de la banque centrale, David Oddsson, principal artisan de la libéralisation du secteur financier. Mais comment s'en étonner ? En une semaine, l'Islande, réputée pour être un îlot de prospérité, avec un revenu moyen par habitant parmi les plus élevés du monde, est devenue la risée planétaire, mise aux enchères sur eBay pour 99 pence !

« Une semaine exceptionnelle s'est écoulée, comme, je l'espère, nous n'en vivrons plus jamais », déclarait vendredi dernier à la presse le Premier ministre, Geir Haarde. Pour aussitôt rappeler vaillamment : « Notre système financier a été balayé, mais le pays en tant que tel n'est pas en faillite et honorera toutes ses obligations, comme il l'a toujours fait. » Quel sera le montant de la facture finale ? « Je ne sais pas », est-il obligé de reconnaître, avec une simplicité et une modestie désarmantes.

Imaginez que, en France, Nicolas Sarkozy, pris dans la tourmente financière, annonce la nationalisation autoritaire, pour 1 euro symbolique, de BNP Paribas, LCL et Société Générale, puis suspende la cotation de toutes les valeurs en Bourse et quémande une aide financière auprès des Russes. Voilà en gros ce qui s'est passé la semaine dernière en Islande. Le gouvernement a pris le contrôle des trois principales banques du pays, Kaupthing, Landsbanki et Glitnir, pour tenter de sécuriser leurs activités domestiques, tout en cédant à l'encan leurs actifs étrangers afin d'honorer les dettes extérieures.

Une nationalisation qui équivaut à tirer un trait sur 75 % de la capitalisation boursière du pays !

Soudainement, la « success story » bancaire s'est transformée en cauchemar. Confrontées à une terrible crise de confiance, qui a fait plonger la couronne islandaise au plus bas, les banques du pays ne pouvaient plus faire face à la crise de liquidités. C'est l'histoire de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf. Privatisées au début des années 2000, quand l'accès aux marchés des capitaux était facile et peu cher, elles ont connu une expansion exceptionnelle sous la houlette de jeunes patrons diplômés et dynamiques. A l'étroit sur leur terre volcanique de 312.000 habitants, elles sont parties à la conquête des marchés scandinave et britannique. Faute de pouvoir se financer sur les seuls dépôts des épargnants islandais, elles ont emprunté dans toutes les devises, faisant bondir la dette externe du pays jusqu'à 550 % du produit national brut (PNB), tandis qu'elles-mêmes affichaient des actifs plus de dix fois supérieurs au produit intérieur brut. Le tout en finançant un incroyable développement de l'économie islandaise, qui, depuis dix ans, a enregistré une croissance du revenu par habitant deux fois supérieure à celle des pays de l'OCDE. L'esprit d'entreprise des Islandais a fait le reste. Les Vikings sont repartis à la conquête du monde, et c'est ainsi qu'un petit laboratoire pharmaceutique comme Activa est devenu le troisième producteur mondial de génériques, tandis que Kaupthing, créé en 1982 à partir d'une petite société de courtage, est devenu la septième banque scandinave, réalisant 70 % de son activité hors d'Islande et dégageant un bénéfice net de 812 millions d'euros en 2007 ! Néanmoins, comme résume Bjarni Benediktsson, député, président du Comité des affaires étrangères, « le secteur financier islandais, devenu bien trop important par rapport au poids de notre devise, était devenu un baril de poudre et la crise internationale du crédit y a mis le feu ».

La solidarité et la fierté

Jeudi 9 octobre matin, au siège de Kaupthing à Reykjavik, rien ne laissait transparaître l'effondrement. Dans le hall, entre sofas et tables basses au design épuré nordique, deux jeunes banquiers boivent un café. Avaient-ils le moindre doute sur l'avenir de leur banque ? « Non, c'est un choc », répondent-ils. Que vont-ils faire ? « Retourner travailler, la seule chose raisonnable à faire », disent-ils sans autre commentaire. Le matin même, ils ont reçu un mail de leur ancien président leur annonçant que le conseil d'administration démissionnait et avait demandé à passer sous le contrôle de l'autorité de surveillance financière islandaise, afin de se protéger de la faillite. Alors même que l'examen des comptes, le 26 septembre dernier, était positif. Affable, mais visiblement déboussolé, l'attaché de presse de la banque déclare aux « Echos » que oui, le conseil est remplacé du jour au lendemain par les membres de l'autorité financière, oui, les actions ne valent aujourd'hui plus rien, alors même que la banque, cotée à Reykjavik et à Stockholm, représentait 30 % de la capitalisation de la Bourse d'Islande. Mais, désolé, il ne peut en dire plus, ne sachant plus lui-même quelles sont les consignes.

Face à la tempête, le premier réflexe est celui de la solidarité et de la fierté. Pas question d'aller faire la queue devant les guichets pour retirer en catastrophe son argent. « Les Islandais ne montrent pas leur anxiété. Dans ce pays rude, qui était l'un des plus pauvres de la planète jusque dans les années 1970, il faut être fort », explique Thorunn Anspach, une Franco-Islandaise, qui tient une boutique très chic au centre-ville. Le commerce souffre-t-il ? « Pour l'instant, les ventes se maintiennent, constate-t-elle, mais chacun se demande comment tenir. J'ai suffisamment de stock déjà payé pour la saison d'hiver. Ensuite, mystère. » Car, pour importer la marchandise, il faut des devises. Or, si le gouvernement a réussi à maintenir les opérations domestiques, les sorties de devises sont, pour l'instant, bloquées. Et avec l'effondrement de la couronne, les articles commandés valent bien plus cher que prévu. A la tête d'une des principales entreprises d'importation de produits alimentaires, Alfred Johannson garde la foi : « Non, il n'y aura pas de pénurie, j'ai du stock et des fournisseurs compréhensifs, la couronne remontera, notre pays a tous les atouts pour se redresser. » Et de citer pêle-mêle : la pêche (37 % des exportations du pays), l'aluminium (39 %), l'énergie renouvelable (la géothermie fournit 90 % des besoins domestiques), le tourisme ainsi que le haut niveau d'éducation de la population et un chômage jusqu'ici quasi nul.

Des ménages très fortement endettés

Consultant, Hallgrimm Arnarsson (vingt-neuf ans) relève aussi la tête : « Nous sommes un pays riche. C'est vrai, les jeunes rêvaient d'une place financière très «hype», mais cette crise va nous ramener à nos fondamentaux : nos ressources. » Nombre des personnes interrogées se raccroche à cet espoir d'un recentrage sur la « vraie richesse islandaise ». « Il y a dix ans avant l'arrivée de ces tycoons financiers, nous vivions déjà bien », souligne résigné un passant. Sur cette terre de lave subarctique, l'instinct de survie domine : ici, pour se débrouiller dans ce petit pays où la main-d'oeuvre faisait jusqu'à présent défaut, il faut être à la fois charpentier, financier, pêcheur. Dès le plus jeune âge, on apprend plusieurs langues et, dès l'adolescence, on travaille. Dans les supermarchés, il n'est pas rare de voir des caissiers de treize ans !

Toutefois, la population a pris conscience que les temps allaient devenir très durs. Car le miracle islandais s'est aussi construit à crédit : les finances publiques sont en excédent, mais les ménages très fortement endettés. Les Islandais affichent le plus fort taux de crédit à la consommation des pays de l'OCDE et, dans ce froid pays, on achète son logement le plus vite possible, dès vingt ans, quitte à s'endetter jusqu'à 100 % de la valeur du bien. Or, pour résister à l'inflation et faire baisser le taux d'intérêt, les banques se sont mises à faire des prêts indexés sur un panier de devises étrangères. Avec la dévaluation de la couronne, des ménages ont vu le prix de leurs échéances plus que doubler. Nombreux sont ceux qui ne peuvent plus rembourser.

En outre, les 85.000 petits actionnaires qui avaient misé en partie sur les valeurs bancaires n'ont plus rien. Pis, la perle de leur système est affectée : leurs fonds de pension, les mieux dotés de l'OCDE, qui représentaient encore il y a un an 130 % du PNB national. « La destruction de valeur est massive, un analyste m'a parlé de 40 milliards de dollars, mais le calcul est prématuré », estime Bjarni Benediktsson. Sans illusions, il s'attend à des temps difficiles pour les hommes politiques. « Nous aurons beau dire que le poisson est toujours dans la mer, l'énergie dans notre sol et le niveau d'éducation exceptionnel, nos concitoyens vont découvrir un mal qu'ils ne connaissaient plus : le chômage. » Vendredi soir pourtant, dans les rues de Reykjavik, on faisait la fête comme à l'accoutumée. « On n'a plus rien, tant pis, on recommencera », rit cette jeune fille. « Nous sommes les premières victimes de la crise, nous montrerons au monde que nous serons les premiers à en sortir », fanfaronne cet autre fêtard. Car, avec une moyenne d'âge de la population de trente-sept ans, les Islandais ont un remède que beaucoup d'autres peuples européens n'ont plus : la jeunesse."


Article publié dans les Echos le 13/10/2008
Par Section Jean JAURES de Dechy
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Vendredi 10 octobre 2008
Changer la vie Paroles de Herbert Pagani musique de Mikis Théodorakis Chantée pour la première fois au congrès socialiste de Nantes, 1977

Pour l'écouter

" Les voix des femmes, et les voix des hommes
Ont dû se taire beaucoup trop longtemps
Ne croyons plus aux lendemains qui chantent
Changeons la vie ici et maintenant
C'est aujourd'hui que l'avenir s'invente
Changeons la vie ici et maintenant

 

Prendre la parole
Décider nous-mêmes
Libérer nos vies des chaînes de l'argent
Écrire notre histoire à la première personne
Être enfin des hommes et non des instruments

 

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant

 

Ne versons plus au nom de leur puissance
Notre sueur, nos larmes, notre sang
Les travailleurs travaillent pour la France
Pas au profit de quelques possédants
Pour partager les fruits de l'abondance
Changeons la vie ici et maintenant

 

Prendre la parole
Décider nous mêmes
Libérer nos vies des chaînes de l'argent
Faire du bonheur notre monnaie courante
Maîtriser la science et dominer le temps

 

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant

 

Il nous faudra reprendre en main nos villes
Qui ne sont plus que des ghettos géants
Où le printemps n'a plus le droit d'asile
Où meurent les vieux, les arbres, les enfants
C'est dans nos propres murs qu'on nous exile
Changeons la vie ici et maintenant

 

Prendre la parole
Décider nous-mêmes
Libérer nos vies des fleuves de ciment
pour ne plus mourir de l'air que l'on respire
Et pour pouvoir vieillir auprès de nos enfants

 

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant

 

Un siècle meurt, un millénaire commence
Plus de prisons, de cages et de camps
Tendons la rose rouge de l'espérance
Aux opprimés de tous les continents
L'histoire est là qui nous offre une chance
Changeons la vie ici et maintenant

 

Libérer la femme
Libérer l'école
Donner la parole aux frères émigrants
Ecrire notre histoire à la première personne
Être enfin des hommes et non des instruments

 

France socialiste puisque tu existes
Tout devient possible ici et maintenant."

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Vendredi 10 octobre 2008

Lors d’une conférence de presse exceptionnelle, le 29 septembre, François Hollande a présenté un plan en six points, qui résume ce que les socialistes feraient s’ils étaient aujourd’hui en situation de gouverner la France.

1 - Permettre l’accès au crédit des PME et des accédants à la propriété par la mise en place d’un fonds national de garantie

La menace principale sur l’économie française, c’est l’incapacité pour les entreprises françaises qui veulent financer leurs projets d’investissement d’accéder aux crédits. Et c’est aussi une crise très grave sur le marché de l’immobilier : les accédants à la propriété, même avec un apport personnel, ne pourront pas trouver le complément sous forme de crédits, même à des taux d’intérêts élevés. Le premier devoir, dans cette situation, c’est de créer un Fonds National de Garantie qui permettrait sur les projets des PME et sur le marché immobilier pour l’accession à la propriété de garantir aux banques, par un système de caution publique, les crédits qui seraient ainsi distribués.

2 - Stimuler l’investissement des entreprises

Il ne peut pas y avoir redressement de la croissance s’il n’y a pas de création de richesses à travers des choix d’investissements. Et dans ces moments de crise, de troubles, d’inquiétude, de peur, la première tentation pour beaucoup d’entreprises est de renoncer à des choix d’avenir, de rétracter la décision d’investissement ou de son ampleur. Il faut absolument que soit stimulé l’investissement des entreprises.
Et comment ? Il faut baisser l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et relever l’impôt sur les sociétés pour celles qui distribuent leurs profits sous forme de dividendes. Les profits doivent aller à l’investissement et non pas à l’alimentation du marché boursier. De la même manière, il faut baisser de façon exceptionnelle l’impôt sur les sociétés des petites entreprises, et notamment les plus innovantes, parce que ce sont elles qui assureront le redémarrage de l’activité et de la croissance.

3 - Soutenir le pouvoir d’achat

Il faut avoir la volonté de mettre en cause tout le système d’exonération de cotisations sociales. Pour beaucoup, cet allègement de charges était lié aux 35 heures. Dès lors que les 35 heures ont été mises en cause, mises en pièces, il ne peut plus être accepté de verser des exonérations de cotisations sociales sans contrepartie. Il faut donc conditionner les exonérations de cotisations à l’emploi et à l’augmentation de salaires, non pas à l’ouverture de la négociation salariale, mais à la conclusion sous forme d’un accord salarial signé par une majorité de syndicats, selon le critère de la représentativité. Soutien au pouvoir d’achat par la généralisation du chèque transport : la mesure du gouvernement n’est qu’une mascarade ; elle laisse penser qu’il va y avoir un soutien pour alléger le coût des déplacements de nos concitoyens, alors que le mécanisme est facultatif. Il faut le rendre obligatoire.
Il faut relever les allocations familiales. Nous avions parlé de l’allocation de rentrée scolaire. Aujourd’hui, ce sont les prestations familiales qui doivent être revalorisées à partir d’économies prises sur la suppression du paquet fiscal.

4 - Stimuler l’investissement public par les dotations aux collectivités locales

Si les collectivités locales, qui représentent 73% des investissements civils en France, renoncent à des projets d’investissement d’infrastructures ou d’amélioration de notre environnement ou de logements, alors la faiblesse de l’investissement privé – si elle n’est pas corrigée - couplée à une rétraction de l’investissement public aggravera encore les risques sur la croissance. Il faut donc que les dotations de l’État aux collectivités locales soient au mieux augmentées et pour le moins stabilisées, alors qu’elles sont en réduction en valeur réelle. Cela permettrait de garder trois priorités pour l’investissement public : l’Éducation, les transports collectifs et les économies d’énergie et le logement.

5 - Convoquer un Conseil européen pour redéfinir les règles du système financier

Il faudrait d’abord coordonner nos politiques économiques, et notamment nos politiques budgétaires. Il se trouve qu’il y a des États en Europe qui ont mieux géré leurs finances publiques et qui ont la capacité pour intervenir, notamment l’Espagne.
Il faudra donc, puisque les États n’en ont plus la capacité, lever un emprunt européen pour financer les dépenses d’infrastructures susceptibles de soutenir la croissance dans cette période. La Banque européenne d’investissement en aurait la responsabilité.
Mais il faut aller plus loin, notamment pour prévenir d’autres crises. Il faut un contrôle public des agences de notations. Il faut avoir des systèmes de contrôles des comptes, par exemple en finançant, par une redevance sur les banques, des commissaires aux comptes pour les rendre indépendants ; il faut avoir une obligation de transparence sur les produits financiers et savoir exactement quelle est la place des fonds spéculatifs dans le bilan des banques européennes. Il faut réglementer strictement les procédures de ventes à découvert qui sont à l’origine des phénomènes de spéculation qui affaiblissent l’ensemble du système financier. Il faut avoir une discussion ferme la Banque Centrale Européenne pour la gestion des taux d’intérêts. Car ce qu’il faut lui demander, c’est de ne pas regarder simplement le compteur de l’inflation – nous ne sommes pas, aujourd’hui, dans une situation de risque - mais d’avoir comme références la croissance et l’emploi et, en même temps, de fournir des liquidités suffisantes à l’ensemble du système bancaire.
Dernière obligation : mettre en cause ces paradis fiscaux qui ont permis à certains fonds spéculatifs d’entretenir la crise.

6 - Mise en place d’un nouveau Bretton Woods

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des pays qui étaient sortis d’un conflit tragique ont été capables de mettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies avec le souvenir que l’anarchie dans les fluctuations des monnaies n’avait pas été pour rien dans les catastrophes politiques de l’entre-deux guerres. Aujourd’hui, alors même que nous connaissons une crise grave – ne faisons pas de comparaison d’ailleurs avec celle de 29, car nous avons connu d’autres crises depuis la Seconde Guerre mondiale - l’exigence est de remettre de l’ordre dans les fluctuations des monnaies et de convoquer une conférence monétaire internationale pour les marges de fluctuations.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Jeudi 9 octobre 2008

Ce sont finalement 6 motions qui seront soumises au vote des militants socialistes le 6 novembre prochain pour préparer le congrès de Reims :

 

-        la motion déposée par Bertrand DELANOE - Clarté, Courage, Créativité : une gauche conquérante pour redonner un espoir à la gauche

-         la motion présentée par le Pôle Ecologiste du PS – Face à l’urgence sociale et écologique Pour un parti socialiste résolument écologique

-         la motion présentée par Benoit HAMON – Un monde d’avance, Reconstruire l’espoir à gauche

-         la motion présentée par Martine AUBRY – Changer à gauche pour changer la France

-         la motion présentée par Gérard COLLOMB / Ségolène ROYAL – L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes

-         la motion présentée par Franck PUPUNAT – Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes

 

A quelques semaines d’un choix crucial pour l’avenir du parti socialiste, l’analyse faîte par le directeur de la fondation politique du Parti Socialiste Démocrate Allemand (Ernst Hillebrand) sur la situation du PS français est la suivante :

 

-         Le PS  s’est coupé des mouvements ouvriers traditionnels qui constituent sa base électorale

-         L’origine de cette coupure est à rechercher dans le désintéressement idéologique du PS à l’égard des préoccupations des couches populaires.

-        Le PS est faible de son incapacité à fournir des propositions à la société française. Comment rendre les services sociaux plus efficaces, le système éducatif plus performant, améliorer l’efficacité de l’Etat, assurer la productivité de l’impôt, sont des thèmes peu aborder.

-        Par ailleurs, il ne se pose pas vraiment la question de la logique d’intervention  de l’Etat : doit – il être préventif où continuer à jouer le rôle d’ambulance sociale du capitalisme ? Faut-il mettre l’accent sur l’aide aux chômeurs ou sur les formations… ?

 

Cette analyse est à remettre dans un vaste mouvement européen qui a d’abord vu les socialistes portés au pouvoir à la fin des années 90 dans la presque totalité des pays européens pour être ensuite renvoyés dans l’opposition dans la plupart de ces mêmes états.

 

Ce retournement quasi général pose la question de l’identité des socialistes aujourd’hui : comment conjuguer l’Etat providence, la justice sociale, la redistribution des richesses et l’économie de marché, la mondialisation et son cortège de crises financières ?

 

Et c’est bien tout l’enjeu du congrès de Reims.
Par Section Jean JAURES de Dechy
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Mercredi 8 octobre 2008

La majorité jure que le bouclier fiscal profite d'abord aux ménages modestes. C'est un mensonge puisque les chiffres fournis par Bercy démontrent que 83% des sommes restituées profitent aux 10% de Français les plus aisés et que depuis l'entrée en vigueur du dispositif, 246 millions d'euros ont été distribués à 15 000 contribuables. Ce constat se passe de commentaire. Mais, comment croire que ceux qui justifient le bouclier fiscal seraient les mieux placés pour s'attaquer aux parachutes dorés ?

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : parti socialiste
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Mardi 30 septembre 2008
Il est urgent de mener une première bataille politique :

Il s’agit d’un combat qui différencie notamment capitalisme et sphère marchande. L’un est un système global qui gouverne l’économie et la société, l’autre est un espace pouvant servir à réguler une partie de la production de biens et services. L’un n’implique pas forcément l’autre.

Le capitalisme organise l’ensemble des facteurs de production (humains et matériels) en fonction de son objectif premier. Dans ce modèle, la prise en compte des dimensions environnementales, sociales ou éthiques résulte soit de l’instinct de conservation du système, soit d’un positionnement stratégique ou marketing.
Si la compréhension et la dénonciation des différentes formes de capitalisme (financiers, libéral…) nous permet d’adapter nos modes d’actions, nous estimons que ces différentes formes ne recouvrent en somme que plusieurs faces d’un seul et même modèle. Il n’existe pas de « bon » capitalisme.

En transformant les désirs en besoins, en érigeant en valeur le travail et le mérite, en posant l’échelle économique et sociale comme la hiérarchie naturelle des rapports humains, le capitalisme dépasse largement le champ « économique » pour régir sans le dire la quasi totalité des rapports sociaux.
Il revêt un caractère totalitaire dans la production du monde, c’est à dire dans la production des liens qui fondent la vie en société et l’histoire commune. Il enferme l’imaginaire et borne les possibilités pour l’homme d’envisager un nouveau rapport au monde.

Le stade actuel du capitalisme aggrave encore ces caractéristiques :
l’ouverture des marchés (de biens, de services, de capitaux) privent les Etats de leur faculté de déterminer librement les politiques économiques, fiscales, de redistribution, environnementales…Par ailleurs, le dogme de la concurrence pure et parfaite implique la régression des secteurs publics et des politiques sociales. Plus que jamais, le capitalisme accentue aujourd’hui le primat de l’économique sur le politique.

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : Vie politique
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