BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS SOCIALISTES DE DECHY

Avec ce blog, nous vous proposons un espace d'échanges et de réflexions sur les idées et propositions socialistes ainsi que sur leur concrétisation dans notre ville de Dechy qui s'est engagée dans un processus de rénovation urbaine.

L'hebdo des socialistes

Lundi 23 mars 2009






La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.

Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français.

Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. Tous les Français se sentent menacés, trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards d'Euros et l'Etat français continue, avec son bouclier fiscal, à verser à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33 000 euros. Le chômage explose et l’Etat français continue de subventionner les heures supplémentaires par rapport aux embauches.

La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche désespérément à son « paquet fiscal » et s’enferre dans l’inaction.

C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.

  Pour signer la pétition, cliquez ici.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Jeudi 5 mars 2009

Selon l'INSEE, le  bénéfice avant impôt des entreprises en 2006 s'est élevé à 137 milliards d'euros  pour 2 260 milliards de chiffre d'affaire, soit 6%.  Le bénéfice après impôt a représenté 95 milliards qui ont été répartis de la manière suivante :

- 71 milliards, soit 75%, sont partis aux actionnaires
- 15 milliards, soit 16%, aux salariés sous forme d'intéressement et de participation
- le reste, soit 9 milliards (9%) pour investir et financer le développement économique

L'application de la régle des 3 tiers annoncée par Nicolas Sarkozy le 5 février dernier donnerait la répartition suivante :

- 31,6 milliards aux actionnaires (- 39,40 milliards)
- 31,6 milliards aux salariés (+ 16,60 milliards)
- 31,6 milliards pour financer les investissements des entreprises (+ 22,60 milliards)

Voilà une mesure qui aurait mérité de s'inscrire dans un véritable plan de relance. Mais entre les disours et la réalité, il  y a un pas que notre Hyper Président franchit à reculons.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Vendredi 27 février 2009


Henri Barbusse
, né à Asnières-sur-Seine le 17 mai 1873 et mort à Moscou le 30 août 1935, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 97), est un écrivain français.

Il est issu d'une famille protestante d'origine cévenole dans un hameau d'Anduze, près d'Alès (un hameau "Les Barbusse" existe encore; cf. sur ses origines le numéro spécial de la revue Europe, septembre 1974).

Le milieu littéraire le reconnaît très jeune comme l'un des siens, en raison notament de sa participation remarquée au concours de poésie de L'Écho de Paris de Catulle Mendès. Son premier recueil de poèmes, Pleureuses, est publié en 1895 (réédité en 1920). Il devient journaliste, se tourne vers la prose et publie un premier roman, empreint de décadence et de naturalisme à la fois : L'Enfer, en 1908.


La postérité se souviendra surtout de son roman suivant : Le Feu, prix Goncourt 1916, récit sur la Première Guerre mondiale dont le réalisme souleva les protestations du public de l'arrière autant que l'enthousiasme de ses camarades de combat. L'ouvrage, poignant, deviendra pour les poilus et les pacifistes un véritable manifeste contre la guerre. Pour la presse natinaliste, c'est une "trahison".

En 1917, il sera cofondateur - avec George Bruyère, Raymond Lefebvre et Paul Vaillant Couturier - et premier président de l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC), l'Internationale des anciens combattants. En 1919, il fonde le mouvement Clarté, du nom de son second roman de guerre publié cette année-là. Clarté est un mouvement international d'intellectuels, ayant un journal eponyme et des groupes locaux en France et à l'étranger. il affirme son opposition au "capitalisme fauteur de guerre" et soutien la révolution bolchevique.

Admirateur de la Révolution russe (Le Couteau entre les dents, 1921; Voici ce qu'on a fait de la Géorgie, 1929), il adhéra au Parti communiste français en 1923. En 1928 il fonde la revue Monde (publié jusqu'en 1935) avec des collaborations mondiales prestigieuses et chercha à définir une « littérature prolétarienne ». Il fut l'un des instigateurs du mouvement pacifiste Amsterdam-Pleyel, dont il devient le président avec Romain Rolland et auquel adhéra notamment Albert Camus, dès la prise du pouvoir d'Hitler en Allemagne. Il fit plusieurs voyages en URSS et écrivit une biographie de Staline (1935).

Henri Barbusse est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. 500 000 personnes participeront à ses obséques.

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : Histoire des rues de Dechy
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Jeudi 26 février 2009

François Ambar, Paul Langevin, Francisco Ferrer, Gustave Delory, Honoré D’estienne-d’Orves, Casimir Beugnet… Nous les côtoyons quotidiennement au gré de nos déplacements dans notre ville. Mais au fond, connait on  la rue dans laquelle nous habitons, travaillons ? La réponse semble très incertaine.

Et pourtant, plus qu'un simple élément de notre mobilier urbain, ces noms de rue sont notre histoire locale, notre mémoire collective. Hommes politiques, Résistants, Ecrivains, Poètes… ils ont façonné notre histoire et ont été les acteurs de l’évolution de la société dans laquelle nous vivons.

Les noms de rues à Dechy véhiculent une histoire individuelle et collective ainsi que des valeurs, sources d’identité.  C’est à la recherche de cette histoire et de ces valeurs que nous vous invitons au travers l’évocation de Grands Hommes qui ont contribué à faire ce que nous sommes aujourd’hui.

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : Histoire des rues de Dechy
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Lundi 23 février 2009
  Vu dans le canard enchainé.
Quand un dessin vaut toutes les démonstrations.
Par Section Jean JAURES de Dechy
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Samedi 31 janvier 2009

En juillet dernier, Nicolas Sarkozy déclarait devant les cadres de l'UMP :  "quand il y a une gréve en France, plus personne ne s'en aperçoit".

Le Préfet et le directeur départementale de Police de la Manche viennent d'être limogés pour ne pas avoir tenu suffisamment à l'écart les manifestants qui l'attendaient le 12 janvier dernier à Saint Lô. Non seulement Nicolas Sarkozy a vu les manifestants, mais ils ont osé faire entendre leurs revendications et sifflets pendant la présentation de ses voeux aux personnels de l'Education Nationale.

Le 29 janvier dernier, près de 2,5 milions de français sont descendus dans la rue pour demander à Nicolas sarkozy de changer de politique. Les a-t-il entendu ? Continuera-t- il encore longtemps à faire la sourde oreille ?

Peut être, pourrait -il commencer par limoger son gouvernement !

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Dimanche 18 janvier 2009

"Mesdames, Messieurs les Présidents des sociétés locales,

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

Tout d’abord, je voudrais remercier ceux et celles qui m’ont adressé leurs bons vœux mais surtout, je voudrais à mon tour, à cette tribune, vous présenter mes meilleurs vœux en mon nom et celui des membres du conseil municipal.

Merci à tous pour votre présence aussi nombreuse. Sachez que cela me touche énormément de constater une fois de plus l’intérêt que vous portez à vos élus communaux. Merci aux présidents de société locale et aux membres de leur équipe pour leur présence. Ils savent que la commune fait tout ce qu’elle peut pour les aider dans une tâche rendue de plus en plus difficile par l’évolution de la société et le manque de bénévoles. Le tissu associatif de notre commune est très important et permet de répondre à la majorité des aspirations de nos habitants. Malheureusement, cela ne touche en fait qu’une faible partie d’entre eux car nos concitoyens n’ont pas souvent, les revenus nécessaires pour participer  à l’association en payant la petite cotisation que vous pouvez leur demander. Merci donc à vous tous, responsables et bénévoles des sociétés locales qui tirent le diable par la queue pour arriver à boucler leur budget et répondre aux besoins de notre population déshéritée.


Du côté de vos élus, la situation n’est pas plus enviable puisque l’Etat se décharge de plus en plus sur les communes et diminue quand il ne les supprime pas les dotations qu’elles seraient en mesure d’espérer au nom de la solidarité nationale. Aussi, vos élus regrettent bien souvent de ne pouvoir vous aider davantage, même si la commune fait un effort particulier en votre faveur. Ainsi, je vous livre l’analyse de la fiche de situation financière 2007 de la commune rédigée par la Perception. Subvention : 559.963 euros avec 104 euros par habitant, pour une moyenne de 80 euros. Les subventions représentent 16 % des dépenses de fonctionnement pour 9 % en moyenne dans les communes de même strate. Et cette année, vos subventions augmentent de 3,6 %.

Je remercierai donc les conseillers municipaux qui me soutiennent dans les orientations budgétaires et je sais que chacun fait de son mieux pour proposer le cas échéant les meilleures solutions possibles.

Merci aussi à vous tous, habitants de DECHY, qui vous êtes dérangés aujourd’hui pour cette cérémonie annuelle.

A votre intention, je voudrais rappeler quelques axes de l’action municipale et quelques projets qui me tiennent à cœur.

Tout d’abord, je vous dirai ma satisfaction de voir enfin se développer la zone du Luc avec sa trentaine de nouveaux magasins et toutes ces entreprises. Les 2 derniers bâtiments en cours sont pour l’entreprise SOCOR dont une partie se trouve près de l’église et pour un centre de loisirs avec plusieurs restaurations et un hôtel. Plusieurs bâtiments vont encore se construire de chaque côté de Buffalo-Grill.


La crise actuelle fait peur car elle menace directement ces jeunes entreprises qui ont dû beaucoup investir. A partir de cette année cependant, les taxes que nous commençons à  percevoir devraient rééquilibrer le budget, bien compromis comme je vous le disais tout à l’heure par la baisse des dotations, et le non versement des subventions promises par l’Etat.

Le nombre de nouveaux logements de qualité continuent à augmenter. Récemment, les 19 logements en face du cimetière  viennent d’être livrés. Lors des réunions de quartier, je vous ai présenté le projet ANRU, de rénovation de centre-ville, qui piétine du fait de la crise et notamment du refus des banques d’accorder des prêts aux organismes de location HLM ou aux futurs propriétaires en accession à la propriété. Dans ces réunions, le directeur du centre social a présenté les nombreuses activités de ce centre. Son projet a été signé pour 4 ans, par la CAF et le Conseil Général, qui ont souligné sa qualité et l’étendue des services et des activités proposées  à la population.


Cependant, je voudrais dire que tout cela ne se fait pas tout seul et que je peux compter sur une équipe municipale compétente, dynamique et dévouée, que je voudrais une nouvelle fois remercier.Cela ne se fait pas non plus sans les employés et ouvriers communaux qui mettent en œuvre ce qui a été décidé et je voudrais donc les remercier en citant particulièrement les responsables de service. Tout d’abord, Madame CAFFIERS, qui suit les nombreux dossiers compliqués et Messieurs BROCHARD, LIEVIN et BEN MIR, qui font, dans leur domaine et avec leur équipe, un travail exceptionnel qui doit être signalé. Merci donc à nos employés pour leur dévouement et leur disponibilité.


Enfin, un grand merci à tous les élus qui m’aident dans les différentes commissions ou animations. Merci à leurs conjoints ou leurs conjointes qui les soutiennent. En ce qui me concerne, je remercierai ma femme qui doit s’adapter à mes horaires fantaisistes. Je vous assure que ces élus forment une grande équipe et chacun de ses membres prend ses responsabilités. Le Maire ne doit être que l’animateur de cette équipe, ce que j’ai essayé d’être depuis près de 14 ans. Aux dernières élections, cette équipe a été diversifiée et maintenant, chacun a pris conscience du travail qui est le sien.


Depuis 14 ans, j’ai mis en œuvre, avec eux un certain nombre d’idées, notamment au niveau de l’urbanisme. Nous vous avions promis que DECHY  changerait et c’est le cas. Cependant, il y a 3 ans maintenant, au cours de cette même cérémonie, je vous ai rappelé que j’ai voté dans mon groupe politique, une motion qui disait qu’il fallait éviter les cumuls de mandats, qu’il ne fallait pas accomplir plus de 3 mandats en responsabilités et qu’il était souhaitable de ne plus postuler à des postes de grande responsabilité, à partir de 70 ans. C’est le cas du poste de maire.  Cela ne m’empêchait pas de me représenter. Mais, je vais atteindre l’âge de 70 ans dans quelques mois. Quand je regarde la nécrologie dans les journaux, je me dis que j’ai bien de la chance d’être en bonne santé. Je ne connais pas jusque maintenant d’arrêt maladie, mais je pense que cela ne durera certainement pas et que la commune ne doit pas souffrir d’une indisposition de son maire ou même de sa disparition. Il faut donc penser à me remplacer dans ces fonctions, même si je continuerai, si mes amis le désirent, à œuvrer à ce que j’ai mis en route pendant ces 14 ans.


Un plus jeune doit me remplacer. Depuis bien longtemps, il a commencé puisque je lui ai confié toutes les responsabilités politiques que j’exerçais. Depuis 14 ans, j’ai pu apprécié son dynamisme, son enthousiasme, ses qualités. Il est temps que je me retire un peu plus, car il est réservé et je sens que je lui fais ombrage. Ainsi, vous pourrez mieux le découvrir, comme moi-même je l’ai fait. Il s’agit, bien sûr, comme vous l’avez deviné de Jean-Michel SZATNY et ce choix n’est pas que le mien, mais celui de notre groupe. Je lui passerai le témoin tranquillement, au cours de ce mandat et ce sera très bientôt puisque je vais atteindre 70 ans. Mais je suis très confiant pour la gestion communale que Jean-Michel orientera à son tour pour le bien de tous nos concitoyens.


J’ai encore bien d’autres responsabilités au syndicat des transports, à la CAD, au SIRFAG, au SIADO, à l’association des communes minières, à EPINORPA, ACCECURA, au centre de gestion, au PLIE et dans bien d’autres organismes. En effet, quand on est en retraite, les responsabilités vous tombent de partout. Je continuerai à les assurer pour défendre la commune. Mais, il y aura à DECHY un nouvel animateur de l’équipe municipale qui pourra prévoir l’avenir que je ne pourrai pas assurer. Bien des anciens m’ont dit que j’avais raison et cela me conforte dans mes convictions. De toutes façons, je ne ferai, comme d’habitude, que d’assumer ce que j’ai voté.


Voilà ce que je tenais à vous annoncer aussi aujourd’hui, en avant première en quelque sorte.


Je terminerai en vous remerciant une nouvelle fois de votre présence et en vous renouvelant mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite dans vos projets personnels, familiaux et associatifs."

Discous prononcé par Jacques Capelle lors de la cérémonie de voeux du 8 janvier dernier

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : politique locale
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Dimanche 4 janvier 2009



Né le 10 septembre 1857 dans une famille d’ouvriers du textile, Gustave DELORY quitte l’école à 11 ans pour travailler. D’abord apprenti régleur, puis ouvrier filtier, il a fait tous les métiers, les patrons le chassant de son travail pour ses opinions socialistes. Gustave DELORY est parvenu, à force de ténacité, à grouper les travailleurs lillois dans leurs organisations politiques et syndicales de classe. Sa rencontre avec Jules GUESDE en 1880 marque son entrée en politique. Il participe en 1882 à la création du Parti Ouvrier (PO).

 


Leader socialiste, Gustave DELORY veut un chant de lutte pour la section lilloise du Parti. Comme texte, il choisit un poème d’Eugène POTTIER, l’une des grandes figures de la Commune de Paris, « L’internationale ». Gustave DELORY demande à Pierre DEGEYTER de composer sur ce texte une partition destinée à la société musicale lilloise « la lyre des travailleurs ». En juillet 1888, L’internationale est interprétée pour la première fois. Le chant, d’abord répandu dans le Nord et les milieux guesdistes, gagne tous les courants socialistes et la France entière dès le tournant du siècle puis franchit les frontières, s’imposant de facto comme l’hymne du socialisme international. 

 

Arrêté en 1890 à l’occasion des grèves du 1er mai, Gustave DELORY fut relâché et élu la même année Conseiller d’arrondissement. Directeur, en 1892, de l’organe fédéral de la Fédération Socialiste du Nord, qu’il était parvenu à constituer, Gustave DELORY a fait de celle-ci la première Fédération Socialiste de France.

 

En 1896, il est le premier socialiste à être élu Maire de Lille. Il est élu Conseiller Général en 1898. Gustave DELORY a été réélu Maire de Lille en 1900 avant de perdre le beffroi en 1904, les radicaux refusant de se coaliser. Elu député le 11 mai 1902, il a été réélu le 6 mai 1906, le 8 mai 1910, le 26 avril 1914 et le 16 novembre 1919, il est à nouveau Maire de Lille la même année. Il est intervenu en 1914 pour la libération de Roger SALENGRO, suite à une arrestation sur ordre du Préfet du Nord. Roger SALENGRO lui succédera aux fonctions de Maire de Lille en 1925 puis fut réélu en 1929 et 1935.


Gustave DELORY meurt le 17 août 1925 des suites de sa maladie.

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Samedi 3 janvier 2009

A l'occasion de cette nouvelle année 2009, nous vous présentons nos meilleurs voeux de bonne santé, de bonheur et de réussite dans tous vos projets, réussite familiale et professionnelle. Nos souhait s'adressent à chacun de vous avec une pensée particulière pour celles et ceux qui sont les plus démunis ou qui souffrent de solitude ou d'isolement.

Malheureusement, les mesures prises par le gouvernement Sarkozy n'augurent rien de bon pour les français. Toute sa politique inspirée du libéralisme financier ne cesse d'apporter son lot de malheurs : récession, chômage, baisse du pouvoir d'achat, perte de confiance, peur des autres, individualisme... Des postes sont supprimés en masse dans l'éducation nationale. L'hôpital public est étranglé financièrement au profit des cliniques privées. Les franchises médicales et le forfait hospitalier limitent l'accès aux soins de beaucoup de français.

Nicolas Sarkoy veut privatiser la Poste. C'est pourtant la banque des plus modestes, le seul service public restant pour beaucoup de nos concitoyens. Que dire de l'annonce de l'extension des CDD alors que le chômage explose ? C'est l'indemnisation du chômage qu'il aurait fallu étendre ! Que dire du scandale que constitue le passage en pleine nuit d'un amendement rendant possible l'âge de la retraite à 70 ans, alors que les seniors sont mis à la porte des entreprises ? Qui va être obligé de travailler jusqu'à 70 ans ? Les plus modestes, pour atteindre une retraite décente. Arrêtons avec ces fausses libertés ! Enfin, sur l'extension du travail le dimanche à  qui fera - t -on croie que les français pourront dépenser le dimanche l'argent qu'ils n'ont pas pour vivre en semaine ? Comment faire croire que c'est la volonté des salariés de travailler le dimanche, alors que la précarité et la détérioration de la vie personnelle qu'il entraîne sont évidentes ?

A Douai, on nous annonce en grande pompe un plan de relance, alors qu'il s'agit tout simplement d'un recyclage de crédits maintes fois annoncés et de veilles recettes comme la prime à la casse. Rien pour le pouvoir d'achat, si ce n'est 200 euros de primes sans lendemain aux bénéficiaires du RSA. Rien sur l'augmentation des minima sociaux, des salaires et des retraites !

Oui, ce plan n'a rien d'un plan de relance à la hauteur de la crise. Pourquoi n'a - t - on pas pu trouver 25 milliards d'euros pour lutter contre la récession et le chômage, alors que dans le même temps Nicolas Sarkozy donnait 40 milliards d'euros aux banques sans aucune contrepartie !

Nicolas Sarkozy maintient le cap qui nous mène dans le mur. Plus encore, il persiste et signe. Il ne propose pas une vision et un projet à notre société. Il impose la loi du plus fort, le règne de l'argent et l'individualisme. Sa politique est vide ; vide de valeurs, vide de solidarités, vide de sens. Faute de sens collectif, il donne de fausses réponses.

Le parti socialiste, qui vient de désigner Martine Aubry 1ère Secrétaire Nationale - la première femme à la tête du PS - a une toute autre vision de la société et un projet qui place l'être humain au coeur de cette société. On veut nous faire croire que la consommation pourrait remplir une vie d'homme. C'est faux. Que l'avoir pourrait remplacer l'être. C'est absurde !

Ce que nous vous voulons, nous socialistes, c'est vivre bien, c'est vivre tous ensemble, tous les âges, toutes les générations, toutes origines, toutes couleurs de peau, toutes conditions sociales confondus. Nous devons travailler ensemble pour défendre les valeurs de solidarité, d'égalité et de fraternité. C'est l'objectif majeur du socialisme.


Par Section Jean JAURES de Dechy
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Mercredi 31 décembre 2008


CASIMIR BEUGNET (1861-1910)
est  un  des  hommes  qui  ont  travaillé  dans  la  région à l'amélioration  des conditions de travail des mineurs. Il est né à Sars-le-bois (Pas-de-Calais)  le  21  février  1861.

En 1874, dès l'age de treize ans, il  commençe à travailler au fond,  dans  une fosse de la Compagnie de Béthune, jusqu'à l'age du service militaire. Après 52 mois de service militaire dont 40 passés dans les colonies, il rentre malade chez ses parents. Pendant  longtemps,  il  ne  peut  retourner  à la mine, en raison  de  son  état  de  santé.  Afin de pouvoir vivre, il ouvre un petit  commerce à Bully-les-mines,  mais son affaire marche mal, en raison de sa mise  à  l'index  par  les Compagnies minières qui n’apprécie pas son activité syndicale. Il reprend alors son travail à la mine.


Les Compagnies  lui  posent  de  nombreux problèmes, surtout à partir de 1890, lorsqu'il est élu délégué mineur à la sécurité de la fosse n°2 des Mines de Béthune.  Il reste neuf  ans  à  ce poste. Après  la  grève  de 1893, il est congédié par la Compagnie des Mines de Béthune, et tient alors un café à Mazingarbe.  Pendant quatre ans, il est conseiller municipal dans  cette  localité.  L'hostilité  de  la  Compagnie l'obligea  à  quitter  Mazingarbe et à reprendre le métier de mineur à Oignies, Compagnie  d'Ostricourt.

En 1898, il devient Trésorier du Syndicat de mineurs du Pas-de-Calais,  créé  par  Emile  BASLY.  Puis  il  devient  Chef  du Service du contentieux  de  ce  syndicat et membre successivement du Parti Ouvrier, du Parti Socialiste  Français,  puis  de  la  S.F.I.O. Permanent de l'Organisation syndicale, il est chargé de veiller  à  l'application  de  la  loi  du  9  avril  1898 sur les accidents de travail. En 1900, il  vient résider à Lens où il est élu Conseiller municipal sur la liste d’Emile Basly. Il ouvre un café rue Decrombecque. Au syndicat, il participe aux discussions menant aux conventions d’Arras, mais sa tâche principale consiste à défendre les accidentés du travail devant les tribunaux. En 1904, il fait son entrée à la loge maçonnique « Union et Travail ». Il mourra à Lens  le 1er juillet 1910 d'une crise cardiaque, au retour d’une réunion syndicale à la Maison du Peuple, à l'age de 49 ans.
Une statue à son effigie existe toujours dans la cour de la Maison Syndicale de Lens.

Grève du 18 septembre au 4 novembre 1893 : intervention de Monsieur Casimir Beugnet, Conseiller Municipal, Délégué Mineur.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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