BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS SOCIALISTES DE DECHY

Avec ce blog, nous vous proposons un espace d'échanges et de réflexions sur les idées et propositions socialistes ainsi que sur leur concrétisation dans notre ville de Dechy qui s'est engagée dans un processus de rénovation urbaine.

L'hebdo des socialistes

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Derniers Commentaires

Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 18:00

 

Toutes les propositions PS sur http://parti-socialiste.fr/retraites

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : parti socialiste
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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 10:31

Les retraites sont notre avenir et notre bien commun, et nous portons la responsabilité de leur donner des ressources stables et sécurisées.

 

Le PS propose une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités :

 

> Garantir le niveau de vie des retraités, menacé par les réformes de 1993 et 2003, qui n'ont rien réglé.

 

> Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital; en prenant en compte la pénibilité; en maintenant l'âge légal de départ à 60 ans.

 

> Faire une réforme durable, avec un financement qui pérennise notre système par répartition,

 

> Des garanties collectives pour davantage de choix individuels, dans un cadre universel, solidaire et protecteur qui prenne en compte les parcours personnels

 

Document Résumé des propositions

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : Actualite nationale
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 13:36

Voici enfin récompensée l'oeuvre de Neuilly en faveur du logement social. Le 4 mars, à une écrasante majorité,  la commission nationale de la loi SRU (Solidarité et  renouvellement urbain) a ramené l'objectif de 745 HLM fixé à la ville à seulement 600.
Composée d'élus,de fonctionnaires et de représentants associatifs, cette commission voit défiler les maires qui n'ont pas respecté leurs obligations et qui, chiffres en main, tentent de prouver leur bonne foi. Il est vrai que Neuilly, dont Sarko fut le maire, est un modèle en la matière, avec ses 3,8% de logements sociaux quand la loi en exige 20%.
Les arguments du maire, Jean-Christophe Fromantin, étaient solides : "En sept ans, le nombre de logements sociaux s'est accru de 144%", affirme-t-il. Explication de cette hausse vertigineuse : en 2001, première année de la loi SRU, la ville disposait d'un taux de logements sociaux de 1,34%. Et puis, à Neuilly, le maire l'a dit, les terrains sont rares et chers. Surtout, il a promis de mieux faire... bientôt.
Fromantin s'est montré si convaincant que tous les fonctionnaires et tous les élus de droite, à commencer par le président, le sénateur UMP des Yvelines Dominique Braye, ont voté la réduction de l'objectif, qui entraîne automatiquement une diminution de l'amende.
Seuls à s'y opposer, Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL), et les deux socialistes le sénateur Thierry Repentin et le député Jean-Yves Le Bouillonnec. "Je suis furieux, amer, dégoûté, stupéfait ! enrage ce dernier. La commission a montré ses limites. Si Neuilly est excusable, avec tant de moyens financiers et fonciers, alors qui ne l'est pas ?" . D'autant que la commission sait se montrer sévère, rejetant sans pitié certaines demandes, dont celles d'autres villes de banlieu, Saint-Maur ou Saint-Mandé. En revanche, la clémence a prévalu pour Vincennes et ses 6,64 % de logements sociaux.
"De toute façon, ajoute Jean-Baptiste Eyraud, avec des prunes de 123 000 euros pour Neuilly et 132 000 pour Vincennes, les maires préfèrent encore payer que construire. C'est nul et catastrophique !".
Désormais, le sort de l'ancien royaume de Sarko est entre les mains de Christine Boutin, la ministre du Logement, à qui la loi donne deux mois pour trancher : "La ministre appréciera en dernier recours", dit-on dans son entourage. Juste avant le remaniement, cruel dilemne...
                                                                                                                                                D. S. Le Canard enchaîné 25 03 2009.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /Jan /2009 08:10

A l'occasion de cette nouvelle année 2009, nous vous présentons nos meilleurs voeux de bonne santé, de bonheur et de réussite dans tous vos projets, réussite familiale et professionnelle. Nos souhait s'adressent à chacun de vous avec une pensée particulière pour celles et ceux qui sont les plus démunis ou qui souffrent de solitude ou d'isolement.

Malheureusement, les mesures prises par le gouvernement Sarkozy n'augurent rien de bon pour les français. Toute sa politique inspirée du libéralisme financier ne cesse d'apporter son lot de malheurs : récession, chômage, baisse du pouvoir d'achat, perte de confiance, peur des autres, individualisme... Des postes sont supprimés en masse dans l'éducation nationale. L'hôpital public est étranglé financièrement au profit des cliniques privées. Les franchises médicales et le forfait hospitalier limitent l'accès aux soins de beaucoup de français.

Nicolas Sarkoy veut privatiser la Poste. C'est pourtant la banque des plus modestes, le seul service public restant pour beaucoup de nos concitoyens. Que dire de l'annonce de l'extension des CDD alors que le chômage explose ? C'est l'indemnisation du chômage qu'il aurait fallu étendre ! Que dire du scandale que constitue le passage en pleine nuit d'un amendement rendant possible l'âge de la retraite à 70 ans, alors que les seniors sont mis à la porte des entreprises ? Qui va être obligé de travailler jusqu'à 70 ans ? Les plus modestes, pour atteindre une retraite décente. Arrêtons avec ces fausses libertés ! Enfin, sur l'extension du travail le dimanche à  qui fera - t -on croie que les français pourront dépenser le dimanche l'argent qu'ils n'ont pas pour vivre en semaine ? Comment faire croire que c'est la volonté des salariés de travailler le dimanche, alors que la précarité et la détérioration de la vie personnelle qu'il entraîne sont évidentes ?

A Douai, on nous annonce en grande pompe un plan de relance, alors qu'il s'agit tout simplement d'un recyclage de crédits maintes fois annoncés et de veilles recettes comme la prime à la casse. Rien pour le pouvoir d'achat, si ce n'est 200 euros de primes sans lendemain aux bénéficiaires du RSA. Rien sur l'augmentation des minima sociaux, des salaires et des retraites !

Oui, ce plan n'a rien d'un plan de relance à la hauteur de la crise. Pourquoi n'a - t - on pas pu trouver 25 milliards d'euros pour lutter contre la récession et le chômage, alors que dans le même temps Nicolas Sarkozy donnait 40 milliards d'euros aux banques sans aucune contrepartie !

Nicolas Sarkozy maintient le cap qui nous mène dans le mur. Plus encore, il persiste et signe. Il ne propose pas une vision et un projet à notre société. Il impose la loi du plus fort, le règne de l'argent et l'individualisme. Sa politique est vide ; vide de valeurs, vide de solidarités, vide de sens. Faute de sens collectif, il donne de fausses réponses.

Le parti socialiste, qui vient de désigner Martine Aubry 1ère Secrétaire Nationale - la première femme à la tête du PS - a une toute autre vision de la société et un projet qui place l'être humain au coeur de cette société. On veut nous faire croire que la consommation pourrait remplir une vie d'homme. C'est faux. Que l'avoir pourrait remplacer l'être. C'est absurde !

Ce que nous vous voulons, nous socialistes, c'est vivre bien, c'est vivre tous ensemble, tous les âges, toutes les générations, toutes origines, toutes couleurs de peau, toutes conditions sociales confondus. Nous devons travailler ensemble pour défendre les valeurs de solidarité, d'égalité et de fraternité. C'est l'objectif majeur du socialisme.


Par Section Jean JAURES de Dechy
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Mercredi 31 décembre 2008 3 31 /12 /Déc /2008 00:10


CASIMIR BEUGNET (1861-1910)
est  un  des  hommes  qui  ont  travaillé  dans  la  région à l'amélioration  des conditions de travail des mineurs. Il est né à Sars-le-bois (Pas-de-Calais)  le  21  février  1861.

En 1874, dès l'age de treize ans, il  commençe à travailler au fond,  dans  une fosse de la Compagnie de Béthune, jusqu'à l'age du service militaire. Après 52 mois de service militaire dont 40 passés dans les colonies, il rentre malade chez ses parents. Pendant  longtemps,  il  ne  peut  retourner  à la mine, en raison  de  son  état  de  santé.  Afin de pouvoir vivre, il ouvre un petit  commerce à Bully-les-mines,  mais son affaire marche mal, en raison de sa mise  à  l'index  par  les Compagnies minières qui n’apprécie pas son activité syndicale. Il reprend alors son travail à la mine.


Les Compagnies  lui  posent  de  nombreux problèmes, surtout à partir de 1890, lorsqu'il est élu délégué mineur à la sécurité de la fosse n°2 des Mines de Béthune.  Il reste neuf  ans  à  ce poste. Après  la  grève  de 1893, il est congédié par la Compagnie des Mines de Béthune, et tient alors un café à Mazingarbe.  Pendant quatre ans, il est conseiller municipal dans  cette  localité.  L'hostilité  de  la  Compagnie l'obligea  à  quitter  Mazingarbe et à reprendre le métier de mineur à Oignies, Compagnie  d'Ostricourt.

En 1898, il devient Trésorier du Syndicat de mineurs du Pas-de-Calais,  créé  par  Emile  BASLY.  Puis  il  devient  Chef  du Service du contentieux  de  ce  syndicat et membre successivement du Parti Ouvrier, du Parti Socialiste  Français,  puis  de  la  S.F.I.O. Permanent de l'Organisation syndicale, il est chargé de veiller  à  l'application  de  la  loi  du  9  avril  1898 sur les accidents de travail. En 1900, il  vient résider à Lens où il est élu Conseiller municipal sur la liste d’Emile Basly. Il ouvre un café rue Decrombecque. Au syndicat, il participe aux discussions menant aux conventions d’Arras, mais sa tâche principale consiste à défendre les accidentés du travail devant les tribunaux. En 1904, il fait son entrée à la loge maçonnique « Union et Travail ». Il mourra à Lens  le 1er juillet 1910 d'une crise cardiaque, au retour d’une réunion syndicale à la Maison du Peuple, à l'age de 49 ans.
Une statue à son effigie existe toujours dans la cour de la Maison Syndicale de Lens.

Grève du 18 septembre au 4 novembre 1893 : intervention de Monsieur Casimir Beugnet, Conseiller Municipal, Délégué Mineur.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 07:11
                                                                                               Histoire des rues de Dechy : Francisco FERRER

Francisco Ferrer y Guardia nait le 10 janvier 1859 à Alella, petit village situé à quelques kilomètres au nord de Barcelone.

Il travaille chez un marchand de draps, qui l’initie aux idées nouvelles et l’aide dans ses études. Devenu libre penseur et franc-maçon, Ferrer prend part, en 1886, à la révolte organisée par le général Villacampa au cours de laquelle les républicains tentèrent de renverser la monarchie et de proclamer la république en Espagne.

L'échec de cette insurrection oblige Francico Ferrer à s'exiler à Paris. Il s’est associé au mouvement animé par des démocrates espagnols qui veulent retirer à l’église espagnole son hégémonie en matière d’enseignement. C’est ainsi que Francisco Ferrer crée en 1901 une école à Barcelone (l’Ecole Moderne), et multiplie les publications pédagogiques. Son ambition était de faire de cette école une sorte de Maison du Peuple permettant de favoriser l’instruction de tous.

Le 31 mai 1906, jour du mariage du roi Alphonse XIII, un ancien employé de la librairie de l'École moderne lance une bombe sur le cortège. Après 13 mois d'emprisonnement, Francisco Ferrer est jugé et, devant l’absence de preuves, est acquitté. Il est ensuite accusé d'être l'instigateur de l'insurrection de 1909 à Barcelone, la semaine tragique, intervenue à l’occasion de la grève générale contre l’intervention militaire au Maroc.

Francisco Ferrer est jugé le 9 octobre 1909 par un tribunal militaire qui le condamne à mort après une parodie de procès. Il sera fusillé le 13 octobre dans les fossés de Montjuich.

Par Section Jean JAURES de Dechy
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 18:17

La majorité jure que le bouclier fiscal profite d'abord aux ménages modestes. C'est un mensonge puisque les chiffres fournis par Bercy démontrent que 83% des sommes restituées profitent aux 10% de Français les plus aisés et que depuis l'entrée en vigueur du dispositif, 246 millions d'euros ont été distribués à 15 000 contribuables. Ce constat se passe de commentaire. Mais, comment croire que ceux qui justifient le bouclier fiscal seraient les mieux placés pour s'attaquer aux parachutes dorés ?

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : parti socialiste
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 14:28
Il est urgent de mener une première bataille politique :

Il s’agit d’un combat qui différencie notamment capitalisme et sphère marchande. L’un est un système global qui gouverne l’économie et la société, l’autre est un espace pouvant servir à réguler une partie de la production de biens et services. L’un n’implique pas forcément l’autre.

Le capitalisme organise l’ensemble des facteurs de production (humains et matériels) en fonction de son objectif premier. Dans ce modèle, la prise en compte des dimensions environnementales, sociales ou éthiques résulte soit de l’instinct de conservation du système, soit d’un positionnement stratégique ou marketing.
Si la compréhension et la dénonciation des différentes formes de capitalisme (financiers, libéral…) nous permet d’adapter nos modes d’actions, nous estimons que ces différentes formes ne recouvrent en somme que plusieurs faces d’un seul et même modèle. Il n’existe pas de « bon » capitalisme.

En transformant les désirs en besoins, en érigeant en valeur le travail et le mérite, en posant l’échelle économique et sociale comme la hiérarchie naturelle des rapports humains, le capitalisme dépasse largement le champ « économique » pour régir sans le dire la quasi totalité des rapports sociaux.
Il revêt un caractère totalitaire dans la production du monde, c’est à dire dans la production des liens qui fondent la vie en société et l’histoire commune. Il enferme l’imaginaire et borne les possibilités pour l’homme d’envisager un nouveau rapport au monde.

Le stade actuel du capitalisme aggrave encore ces caractéristiques :
l’ouverture des marchés (de biens, de services, de capitaux) privent les Etats de leur faculté de déterminer librement les politiques économiques, fiscales, de redistribution, environnementales…Par ailleurs, le dogme de la concurrence pure et parfaite implique la régression des secteurs publics et des politiques sociales. Plus que jamais, le capitalisme accentue aujourd’hui le primat de l’économique sur le politique.

Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : Vie politique
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 13:14
Nous avons fait un test de création d'un blog sur le prestataire du blog de la liste "dechy ensemble" (unblog.fr ).

il apparait que lorsque que vous laissez un commentaire sur ce blog l'adresse IP (adresse unique pour chaque personne connecté sur internet) est enregistrée.

Jusqu'ici pas de problème, il faut bien compter le nombre de personnes unique visitant le blog.

Cela se complique quand unblog.fr laisse a disposition de l'administrateur du blog cette adresse IP.

Ce qui est amusant c'est plusieurs personnes voulant mettre des commentaires avec des pseudos différents sont automatiquement reconnus car leur adresse IP elle ne change pas.

Ce qui est plus inquiétant, c'est une personne mal attentionnée peut si elle le souhaite connaitre pas mal d'information sur la personne laissant un commentaire sur son blog.


Voici un lien de la CNIL qui vous explique de manière simple les informations pouvant être laissées sur un blog et sur internet en général.

Site de la CNIL(commission informatique et liberté)


Pour notre part, nous sommes soucieux de la garantie et du respect de la vie privée, over-blog notre fournisseur ne nous fourni pas ce type d'informations.

Sous des airs bon enfant, la liste "dechy ensemble" ne se livre qu'a des accusations, menaces et sous-entendus.
De plus elle organise ces moyens de communications pour piéger ceux qui souhaite débattre avec eux.

Ce n'est pas ce qu'on attend d'une équipe qui souhaite diriger une ville...


Par Section Jean JAURES de Dechy - Publié dans : politique locale
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 03:21
 

"Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer les festivités du 14 juillet.

 

Rendez-vous de la Liberté, nous y sommes présents chaque année, que ce soit dans nos villes ou nos villages ou sur les lieux de nos vacances, le 14 Juillet reste pour tous les Français le symbole de la fête, la grande fête de la Liberté. C’était il y a déjà 219 ans, le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, symbole fort de la suppression des prisons féodales, de la fin de l’absolutisme royal.

 

En effet, il y a plus de deux siècles, la France vit sous le régime de la monarchie. Elle est gouvernée par un monarque absolu de droit divin. L’autorité  du roi n’a ni limite ni contrôle. Une société aristocratique gravite autour du roi, vivant à la cour ou dans les hôtels de luxe et dispose de privilèges exorbitants.

 

Mais derrière la façade de Versailles se cache une crise financière, économique et sociale. Ce qui fait l’unanimité, ce sont les récriminations contre les impôts que tout le monde trouve trop nombreux et trop injustes ; impôts indirects : la gabelle, impôts sur le sel, les aides, impôt sur le vin, qui élèvent considérablement le prix de ces denrées de consommation courante. La baisse des salaires est rude, la misère envahit le pays. La crise industrielle s’accompagne d’une crise agricole dans les campagnes où domine un prolétariat de valets, de journaliers, de vignerons. Toute contestation passe devant les parlements dont la jurisprudence est favorable aux seigneurs.

Face aux privilèges, se crée un front commun ville campagne. Le 12 Juillet 1789, l’insurrection éclate. Le 14 Juillet au matin, les Parisiens, avec le concours de certains régiments, se dirigent vers la Bastille, cette formidable forteresse où on emprisonne, sur simple décision du roi et sans jugement, les gens dont on veut se débarrasser, les Français qui s’opposent au régime. La Bastille ; le symbole du pouvoir absolu des rois de France, le symbole de l’Ancien régime, tout ce que le mouvement populaire veut abattre.

 

Bientôt, la province imite Paris. Les paysans se soulèvent et attaquent les châteaux et détruisent les registres seigneuriaux . Une véritable révolution sociale voit le jour et aboutit à la constitution de la Déclaration des Droits de l’homme qui proclame que les Français sont égaux devant la loi. Plus question des privilèges de la noblesse et du clergé.

 

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit », les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. La déclaration énumère les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.  Elle dégage un certain nombre de principes : « Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable » ou encore « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble l’ordre public ».

 

La Déclaration des droits de l’homme, même si elle ne fait pas mention de l’esclavage, du suffrage universel, du droit au travail, de la liberté de commercer, de l’égalité des sexes, marque surtout les conquêtes obtenues contre le roi et les ordres privilégiés et connaît un très grand retentissement.

 

La Révolution fait de la France la terre des droits de l’homme. Le 14 juillet 1789, le peuple de France s’est donc révolté contre les privilèges et l’injustice.

 

De nos jours, le combat continue. Le peuple doit de nouveau se rebeller contre les lois injustes qui remettent en cause les acquis sociaux ; attaques contre le code du travail, contre la sécurité sociale, contre les retraites. Le peuple doit de nouveau se mobiliser contre ce gouvernement de classe qui mène une politique ultra-libérale, une politique économique et fiscale au profit des plus fortunés, en faisant tout pour diviser les autres et pouvoir ainsi régner sans partage.

 

Même si la démocratie impose de respecter les résultats du suffrage universel, nous devons œuvrer pour empêcher que l’injustice se développe en France et rappeler sans cesse les fondements de la République issus de la Révolution : liberté, égalité, fraternité. Ces trois vertus républicaines, adoptées comme l’un des principes de la République dans la Constitution de 1848, puis réaffirmées sous la IIIème République et intégrées dans les constitutions de 1946 et 1958, ces trois vertus républicaines ont aidé les Français, aux heures les plus noires de leur histoire, à se battre pour leur liberté, mais aussi pour leurs avancées démocratiques comme pour leurs avancées sociales : l’abolition de l’esclavage, le droit de vote des femmes, les congés payés, sont autant de Bastilles que les Français ont conquises.

 

Tous ces symboles ont eu besoin de près de deux siècles pour mûrir et consolider notre République. Que nos consciences de citoyens n’en oublient pas le sens et que les trois mots magiques de « Liberté, Egalité, Fraternité », qui s’inscrivent au fronton de nos édifices publics, conduisent toujours notre République.  

 

C’est tout le message que doit porter le jour du 14 juillet. La fête, certes aujourd’hui, mais le rappel à tous de l’attachement du peuple français aux valeurs de la République.

 

Bonne fête du 14 juillet à tous.

 

Merci de votre attention."

(Discours prononcé par Jean Michel SZATNY à l'occasion de la fête du 14 juillet à Dechy)

 

Par Section Jean JAURES de Dechy
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