Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Les retraites sont notre avenir et notre bien commun, et nous portons la responsabilité de leur donner des ressources stables et sécurisées.
Le PS propose une réforme juste, efficace et durable, à travers 4 grandes priorités :
> Garantir le niveau de vie des retraités, menacé par les réformes de 1993 et 2003, qui n'ont rien réglé.
> Faire une réforme juste, en mettant à contribution tous les revenus, y compris ceux du capital; en prenant en compte la pénibilité; en maintenant l'âge légal de départ à 60 ans.
> Faire une réforme durable, avec un financement qui pérennise notre système par répartition,
> Des garanties collectives pour davantage de choix individuels, dans un cadre universel, solidaire et protecteur qui prenne en compte les parcours personnels
Voici enfin récompensée l'oeuvre de Neuilly en faveur du logement social. Le 4 mars, à une écrasante majorité, la commission nationale de la loi SRU (Solidarité et renouvellement
urbain) a ramené l'objectif de 745 HLM fixé à la ville à seulement 600.
Composée d'élus,de fonctionnaires et de représentants associatifs, cette commission voit défiler les maires qui n'ont pas respecté leurs obligations et qui,
chiffres en main, tentent de prouver leur bonne foi. Il est vrai que Neuilly, dont Sarko fut le maire, est un modèle en la matière, avec ses 3,8% de logements sociaux quand la loi en exige
20%.
Les arguments du maire, Jean-Christophe Fromantin, étaient solides : "En sept ans, le nombre de logements sociaux s'est accru de 144%", affirme-t-il.
Explication de cette hausse vertigineuse : en 2001, première année de la loi SRU, la ville disposait d'un taux de logements sociaux de 1,34%. Et puis, à Neuilly, le maire l'a dit, les terrains
sont rares et chers. Surtout, il a promis de mieux faire... bientôt.
Fromantin s'est montré si convaincant que tous les fonctionnaires et tous les élus de droite, à commencer par le président, le sénateur UMP des Yvelines Dominique
Braye, ont voté la réduction de l'objectif, qui entraîne automatiquement une diminution de l'amende.
Seuls à s'y opposer, Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL), et les deux socialistes le sénateur Thierry Repentin et le député Jean-Yves Le
Bouillonnec. "Je suis furieux, amer, dégoûté, stupéfait ! enrage ce dernier. La commission a montré ses limites. Si Neuilly est excusable, avec tant de moyens financiers et fonciers,
alors qui ne l'est pas ?" . D'autant que la commission sait se montrer sévère, rejetant sans pitié certaines demandes, dont celles d'autres villes de banlieu, Saint-Maur ou
Saint-Mandé. En revanche, la clémence a prévalu pour Vincennes et ses 6,64 % de logements sociaux.
"De toute façon, ajoute Jean-Baptiste Eyraud, avec des prunes de 123 000 euros pour Neuilly et 132 000 pour Vincennes, les maires préfèrent encore payer que construire. C'est nul et
catastrophique !".
Désormais, le sort de l'ancien royaume de Sarko est entre les mains de Christine Boutin, la ministre du Logement, à qui la loi donne deux mois pour trancher : "La ministre
appréciera en dernier recours", dit-on dans son entourage. Juste avant le remaniement, cruel dilemne...
D.
S. Le Canard enchaîné 25 03 2009.
A l'occasion de cette nouvelle année 2009, nous vous présentons nos meilleurs voeux de bonne santé, de bonheur et de réussite dans tous vos projets, réussite familiale et professionnelle. Nos
souhait s'adressent à chacun de vous avec une pensée particulière pour celles et ceux qui sont les plus démunis ou qui souffrent de solitude ou d'isolement.
Malheureusement, les mesures prises par le gouvernement Sarkozy n'augurent rien de bon pour les français. Toute sa politique inspirée du libéralisme financier ne cesse d'apporter son lot de
malheurs : récession, chômage, baisse du pouvoir d'achat, perte de confiance, peur des autres, individualisme... Des postes sont supprimés en masse dans l'éducation nationale. L'hôpital public
est étranglé financièrement au profit des cliniques privées. Les franchises médicales et le forfait hospitalier limitent l'accès aux soins de beaucoup de français.
Nicolas Sarkoy veut privatiser la Poste. C'est pourtant la banque des plus modestes, le seul service public restant pour beaucoup de nos concitoyens. Que dire de l'annonce de l'extension des CDD
alors que le chômage explose ? C'est l'indemnisation du chômage qu'il aurait fallu étendre ! Que dire du scandale que constitue le passage en pleine nuit d'un amendement rendant possible l'âge de
la retraite à 70 ans, alors que les seniors sont mis à la porte des entreprises ? Qui va être obligé de travailler jusqu'à 70 ans ? Les plus modestes, pour atteindre une retraite décente.
Arrêtons avec ces fausses libertés ! Enfin, sur l'extension du travail le dimanche à qui fera - t -on croie que les français pourront dépenser le dimanche l'argent qu'ils n'ont pas pour
vivre en semaine ? Comment faire croire que c'est la volonté des salariés de travailler le dimanche, alors que la précarité et la détérioration de la vie personnelle qu'il entraîne sont évidentes
?
A Douai, on nous annonce en grande pompe un plan de relance, alors qu'il s'agit tout simplement d'un recyclage de crédits maintes fois annoncés et de veilles recettes comme la prime à la casse.
Rien pour le pouvoir d'achat, si ce n'est 200 euros de primes sans lendemain aux bénéficiaires du RSA. Rien sur l'augmentation des minima sociaux, des salaires et des retraites !
Oui, ce plan n'a rien d'un plan de relance à la hauteur de la crise. Pourquoi n'a - t - on pas pu trouver 25 milliards d'euros pour lutter contre la récession et le chômage, alors que dans le
même temps Nicolas Sarkozy donnait 40 milliards d'euros aux banques sans aucune contrepartie !
Nicolas Sarkozy maintient le cap qui nous mène dans le mur. Plus encore, il persiste et signe. Il ne propose pas une vision et un projet à notre société. Il impose la loi du plus fort, le règne
de l'argent et l'individualisme. Sa politique est vide ; vide de valeurs, vide de solidarités, vide de sens. Faute de sens collectif, il donne de fausses réponses.
Le parti socialiste, qui vient de désigner Martine Aubry 1ère Secrétaire Nationale - la première femme à la tête du PS - a une toute autre vision de la société et un projet qui place l'être
humain au coeur de cette société. On veut nous faire croire que la consommation pourrait remplir une vie d'homme. C'est faux. Que l'avoir pourrait remplacer l'être. C'est absurde !
Ce que nous vous voulons, nous socialistes, c'est vivre bien, c'est vivre tous ensemble, tous les âges, toutes les générations, toutes origines, toutes couleurs de peau, toutes conditions
sociales confondus. Nous devons travailler ensemble pour défendre les valeurs de solidarité, d'égalité et de fraternité. C'est l'objectif majeur du socialisme.
CASIMIR BEUGNET (1861-1910) est un des hommes
qui ont travaillé dans la région à l'amélioration des conditions de travail des mineurs. Il est né à Sars-le-bois (Pas-de-Calais) le 21
février 1861.
En 1874, dès l'age de treize ans, il commençe à travailler au fond, dans une fosse de la Compagnie de Béthune, jusqu'à l'age du service militaire. Après 52 mois de service
militaire dont 40 passés dans les colonies, il rentre malade chez ses parents. Pendant longtemps, il ne peut retourner à la mine, en raison de
son état de santé. Afin de pouvoir vivre, il ouvre un petit commerce à Bully-les-mines, mais son affaire marche mal, en raison de sa mise à
l'index par les Compagnies minières qui n’apprécie pas son activité syndicale. Il reprend alors son travail à la mine.
Les Compagnies lui posent de nombreux problèmes, surtout à partir de 1890, lorsqu'il est élu délégué mineur à la sécurité de la fosse n°2 des
Mines de Béthune. Il reste neuf ans à ce poste. Après la grève de 1893, il est congédié par la Compagnie des Mines de
Béthune, et tient alors un café à Mazingarbe. Pendant quatre ans, il est conseiller municipal dans cette localité.
L'hostilité de la Compagnie l'obligea à quitter Mazingarbe et à reprendre le métier de mineur à Oignies, Compagnie d'Ostricourt.
En 1898, il devient Trésorier du Syndicat de mineurs du Pas-de-Calais, créé par Emile BASLY. Puis il devient Chef du Service du
contentieux de ce syndicat et membre successivement du Parti Ouvrier, du Parti Socialiste Français, puis de la S.F.I.O. Permanent de l'Organisation
syndicale, il est chargé de veiller à l'application de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents de travail. En 1900, il vient
résider à Lens où il est élu Conseiller municipal sur la liste d’Emile Basly. Il ouvre un café rue Decrombecque. Au syndicat, il participe aux discussions menant aux conventions d’Arras, mais sa
tâche principale consiste à défendre les accidentés du travail devant les tribunaux. En 1904, il fait son entrée à la loge maçonnique « Union et Travail ». Il mourra à Lens le 1er
juillet 1910 d'une crise cardiaque, au retour d’une réunion syndicale à la Maison du Peuple, à l'age de 49 ans. Une statue à son effigie existe toujours dans la cour de la Maison Syndicale de Lens.
Grève du 18 septembre au 4 novembre 1893 : intervention de Monsieur Casimir Beugnet, Conseiller Municipal, Délégué
Mineur.
Francisco Ferrer y
Guardia nait le 10 janvier 1859 à Alella, petit village situé à quelques kilomètres au nord de Barcelone.
Il travaille chez un marchand de draps, qui l’initie aux idées nouvelles et l’aide dans ses études. Devenu libre penseur et franc-maçon, Ferrer prend part, en 1886, à la révolte organisée par le
général Villacampa au cours de laquelle les républicains tentèrent de renverser la monarchie et de proclamer la république en Espagne.
L'échec de cette insurrection oblige Francico Ferrer à s'exiler à Paris. Il s’est associé au mouvement animé par des démocrates espagnols qui veulent retirer à l’église espagnole son hégémonie en
matière d’enseignement. C’est ainsi que Francisco Ferrer crée en 1901 une école à Barcelone (l’Ecole Moderne), et multiplie les publications pédagogiques. Son ambition était de faire de cette
école une sorte de Maison du Peuple permettant de favoriser l’instruction de tous.
Le 31 mai 1906, jour du mariage du roi Alphonse XIII, un ancien employé de la librairie de l'École moderne lance une bombe sur le cortège. Après 13 mois d'emprisonnement, Francisco Ferrer est
jugé et, devant l’absence de preuves, est acquitté. Il est ensuite accusé d'être l'instigateur de l'insurrection de 1909 à Barcelone, la semaine tragique, intervenue à l’occasion de la grève
générale contre l’intervention militaire au Maroc.
Francisco Ferrer est jugé le 9 octobre 1909 par un tribunal militaire qui le condamne à mort après une parodie de procès. Il sera fusillé le 13 octobre dans les fossés de Montjuich.
La majorité jure que le bouclier fiscal profite d'abord aux ménages modestes. C'est un mensonge puisque les chiffres fournis par Bercy démontrent que 83% des sommes restituées profitent aux 10% de Français les plus aisés et que depuis l'entrée en vigueur du dispositif, 246 millions d'euros ont été distribués à 15 000 contribuables. Ce constat se passe de commentaire. Mais, comment croire que ceux qui justifient le bouclier fiscal seraient les mieux placés pour s'attaquer aux parachutes dorés ?
"Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer les festivités du 14 juillet.
Rendez-vous de la Liberté, nous y sommes présents chaque année, que ce soit dans nos villes ou nos villages ou sur les lieux de nos vacances, le 14 Juillet reste pour tous les Français le symbole de la fête, la grande fête de la Liberté. C’était il y a déjà 219 ans, le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, symbole fort de la suppression des prisons féodales, de la fin de l’absolutisme royal.
En effet, il y a plus de deux siècles, la France vit sous le régime de la monarchie. Elle est gouvernée par un monarque absolu de droit divin. L’autorité du roi n’a ni limite ni contrôle. Une société aristocratique gravite autour du roi, vivant à la cour ou dans les hôtels de luxe et dispose de privilèges exorbitants.
Mais derrière la façade de Versailles se cache une crise financière, économique et sociale. Ce qui fait l’unanimité, ce
sont les récriminations contre les impôts que tout le monde trouve trop nombreux et trop injustes ; impôts indirects : la gabelle, impôts sur le sel, les aides, impôt sur le vin, qui
élèvent considérablement le prix de ces denrées de consommation courante. La baisse des salaires est rude, la misère envahit le pays. La crise industrielle s’accompagne d’une crise agricole dans
les campagnes où domine un prolétariat de valets, de journaliers, de vignerons. Toute contestation passe devant les parlements dont la jurisprudence est favorable aux
seigneurs.
Face aux privilèges, se crée un front commun ville campagne. Le 12 Juillet 1789, l’insurrection éclate. Le 14 Juillet au
matin, les Parisiens, avec le concours de certains régiments, se dirigent vers la Bastille, cette formidable forteresse où on emprisonne, sur simple décision du roi et sans jugement, les gens
dont on veut se débarrasser, les Français qui s’opposent au régime. La Bastille ; le symbole du pouvoir absolu des rois de France, le symbole de l’Ancien régime, tout ce que le mouvement
populaire veut abattre.
Bientôt, la province imite Paris. Les paysans se soulèvent et attaquent les châteaux et détruisent les registres seigneuriaux . Une véritable révolution sociale voit le jour et aboutit à la constitution de la Déclaration des Droits de l’homme qui proclame que les Français sont égaux devant la loi. Plus question des privilèges de la noblesse et du clergé.
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit », les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. La déclaration énumère les droits naturels et imprescriptibles de l’homme. La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. Elle dégage un certain nombre de principes : « Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable » ou encore « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble l’ordre public ».
La Déclaration des droits de l’homme, même si elle ne fait pas mention de l’esclavage, du suffrage universel, du droit au travail, de la liberté de commercer, de l’égalité des sexes, marque surtout les conquêtes obtenues contre le roi et les ordres privilégiés et connaît un très grand retentissement.
La Révolution fait de la France la terre des droits de l’homme. Le 14 juillet 1789, le peuple de France s’est donc révolté contre les privilèges et l’injustice.
De nos jours, le combat continue. Le peuple doit de nouveau se rebeller contre les lois injustes qui remettent en cause les acquis sociaux ; attaques contre le code du travail, contre la sécurité sociale, contre les retraites. Le peuple doit de nouveau se mobiliser contre ce gouvernement de classe qui mène une politique ultra-libérale, une politique économique et fiscale au profit des plus fortunés, en faisant tout pour diviser les autres et pouvoir ainsi régner sans partage.
Même si la démocratie impose de respecter les résultats du suffrage universel, nous devons œuvrer pour empêcher que l’injustice se développe en France et rappeler sans cesse les fondements de la République issus de la Révolution : liberté, égalité, fraternité. Ces trois vertus républicaines, adoptées comme l’un des principes de la République dans la Constitution de 1848, puis réaffirmées sous la IIIème République et intégrées dans les constitutions de 1946 et 1958, ces trois vertus républicaines ont aidé les Français, aux heures les plus noires de leur histoire, à se battre pour leur liberté, mais aussi pour leurs avancées démocratiques comme pour leurs avancées sociales : l’abolition de l’esclavage, le droit de vote des femmes, les congés payés, sont autant de Bastilles que les Français ont conquises.
Tous ces symboles ont eu besoin de près de deux siècles pour mûrir et consolider notre République. Que nos consciences de citoyens n’en oublient pas le sens et que les trois mots magiques de « Liberté, Egalité, Fraternité », qui s’inscrivent au fronton de nos édifices publics, conduisent toujours notre République.
C’est tout le message que doit porter le jour du 14 juillet. La fête, certes aujourd’hui, mais le rappel à tous de l’attachement du peuple français aux valeurs de la République.
Bonne fête du 14 juillet à tous.
Merci de votre attention."
(Discours prononcé par Jean Michel SZATNY à l'occasion de la fête du 14 juillet à Dechy)
Derniers Commentaires